Sites polars et littérature générale
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Sites polars et littérature générale
Pour les amateurs de polars :
http://www.entre2noirs.com/
http://www.polars.org/
http://perso.wanadoo.fr/geopolar/europe/europe.html
http://www.gallimard.fr/catalog/html/event/index/index_SerieNoire.html
intéressant, lelittéraire.com, dénichez parmi les liens du site "clélia bleue", conseillé par DKelvin .
Si vous en connaissez d'autres concernant le roman noir ou la littérature en général, faites-moi signe !
http://www.entre2noirs.com/
http://www.polars.org/
http://perso.wanadoo.fr/geopolar/europe/europe.html
http://www.gallimard.fr/catalog/html/event/index/index_SerieNoire.html
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Yves Gitton- Langue pendue
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Re: Sites polars et littérature générale
Sympa le site geopolar / europe. J'ai lu pas mal de Sjowall et Wahloo car sur Rouen il y a un festival du film nordique en mMars et j'ai decouvert cette litterature a cette occasion.
Sinon sur le Havre, il y a une association qui organise un festival en juillet : http://www.lesancresnoires.com
Sinon c'etait pas toi qui lisait du CJ Box ? ( as tu lu le "winterkill" ?).
Sinon sur le Havre, il y a une association qui organise un festival en juillet : http://www.lesancresnoires.com
Sinon c'etait pas toi qui lisait du CJ Box ? ( as tu lu le "winterkill" ?).

GUIGUI- Langue pendue
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Re: Sites polars et littérature générale
Oui, CJ Box, j'aime beaucoup. J'ai lu "au fond du canyon" et "détonations rapprochées", je n'ai pas encore acheté "Winterkill". Je suppose que ça doit être du même tonneau .
La littérature policière scandinave offre pas mal de très bons auteurs, en-dehors de Mankell, dont la qualité ne faiblit pas malgré la prolixité, j'apprécie beaucoup la noirceur du norvégien Gunnar Staalesen (folio policiers), Ake Edwarsson, à partir du deuxième de la série (10-18) ; l'Islandais Arnaldur Indridason, intrigues haletantes taillées au cordeau (ou au scalpel) (Métailié), Jo Nesbro, norvégien auteur d'un chef d'oeuvre du genre, dans un cadre australien très vivant, un périple très noir .
Je viens de terminer "heartwood", James Lee Burke, magnifique comme toujours . Crumley pense que c'est l'auteur de romans noirs le plus doué de sa génération .
La littérature policière scandinave offre pas mal de très bons auteurs, en-dehors de Mankell, dont la qualité ne faiblit pas malgré la prolixité, j'apprécie beaucoup la noirceur du norvégien Gunnar Staalesen (folio policiers), Ake Edwarsson, à partir du deuxième de la série (10-18) ; l'Islandais Arnaldur Indridason, intrigues haletantes taillées au cordeau (ou au scalpel) (Métailié), Jo Nesbro, norvégien auteur d'un chef d'oeuvre du genre, dans un cadre australien très vivant, un périple très noir .
Je viens de terminer "heartwood", James Lee Burke, magnifique comme toujours . Crumley pense que c'est l'auteur de romans noirs le plus doué de sa génération .

Yves Gitton- Langue pendue
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Re: Sites polars et littérature générale
En parlant de Crumley :
« Folie douce »
par James Crumley
Fayard noir, trad. de l’américain par Patrice Carrer, 490 p., 20 euros.
Est-elle vraiment si douce la folie de James Crumley, le plus
« tough guy » des auteurs du Montana ? Après un long silence, le revoilà avec son héros, le privé C. W. Sughrue, qui aurait pu être pour lui un parfait compagnon de tournée dans les bars du Missoula. Son histoire tarabiscotée est à coucher dehors. Son portrait de l'Amérique, lui, est encore plus cauchemardesque, violent, abruti de sexe, d'alcool et de drogue, encore plus stupéfiant pour tout dire que d'habitude.
« Folie douce »
par James Crumley
Fayard noir, trad. de l’américain par Patrice Carrer, 490 p., 20 euros.
Est-elle vraiment si douce la folie de James Crumley, le plus
« tough guy » des auteurs du Montana ? Après un long silence, le revoilà avec son héros, le privé C. W. Sughrue, qui aurait pu être pour lui un parfait compagnon de tournée dans les bars du Missoula. Son histoire tarabiscotée est à coucher dehors. Son portrait de l'Amérique, lui, est encore plus cauchemardesque, violent, abruti de sexe, d'alcool et de drogue, encore plus stupéfiant pour tout dire que d'habitude.

Yves Gitton- Langue pendue
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Re: Sites polars et littérature générale
Fred Vargas
Tous les amateurs de romans policiers connaissent désormais cette femme proche de la cinquantaine qui écrit sous le pseudonyme de Fred Vargas depuis 1986. Frédérique, de son complet prénom, est avant tout archéologue. Spécialisée aujourd’hui dans l’étude des os du Moyen Âge.
Vargas est le nom d’une danseuse espagnole pauvre, remarquée par un réalisateur, puis épousée par un comte impuissant dans le film de Mankiewicz, La comtesse aux pieds nus, (1954) avec Ava Gardner et Humphrey Bogart. Est-ce le destin de l’héroïne ? Une identification à l’actrice ? Fred dit qu’elle a pris le même que celui de sa sœur jumelle Jo, artiste-peintre, mais je ne comprends pas vraiment pourquoi elle a choisi « Vargas » comme nom de plume. Il sonne bien, un peu américain, patrie du polar, mais côté sud pour refléter le baroque et le tempérament plutôt anarchiste de son auteur. Ses histoires policières mettent en scène des gens en marge, un évêque au Vatican et un marchand d’art parisien, une cantatrice d’opéra et l’une de ses vieilles doublures, un professeur d’histoire byzantine (avec qui Frédérique règle quelques comptes réels) et une vieille originale. Les détectives ou inspecteurs sont des jouvenceaux ou de vieux anars philosophes qui causent comme Audiard, ou un commissaire Adamsberg atypique, instinctif et solitaire depuis l’enfance (et qui a un frère jumeau). Les personnages sont étudiants attardés (on le reste longtemps, faute de postes, en archéologie), allant par trois pour éviter les couples, ou quatre comme les Évangélistes, mais complémentaires comme les équipes d’étude. Ils vivent en contradiction avec le milieu, dans une maison avec jardin en plein Paris, ou dans des hôtels particuliers où ils se réunissent entre voisins, où à Rome, Bibliothèque vaticane. Ils sont dans un autre univers, l’art, l’histoire ancienne, les poissons des grandes profondeurs, les meutes de loups. Archéozoologue et écrivain, Fred marie les deux influences de sa mère (scientifique) et de son père (intellectuel humaniste). Son frère Stéphane est historien de la Grande Guerre, sa sœur peintre.
Sa thèse scientifique porte d’ailleurs sur la peste au Moyen Âge, un sujet à relire en ces temps de SIDA, fièvres Ebola et autre grippe aviaire. « L’histoire n’est pas faite pour rassurer l’homme, mais pour l’alerter », dit-elle dans Un peu plus loin sur la droite. Et l’un de ses romans policiers, Pars vite et reviens tard, fait de la peste la menace principale, en plein Paris, de nos jours.
A l’origine de l’enquête figure presque toujours un événement surréaliste : des cercles de craie bleue sur les trottoirs de la capitale, un arbre né en une nuit dans un jardin, un bout d’os que rapporte un chien et qui se révèle une phalange humaine. L’intrigue est pensée comme dans les romans d’Agatha Christie, le lecteur soigneusement égaré vers des coupables possibles avant que le bon n’émerge, brutalement. Point de cruauté, peu de perversion, rien de clinique ni de voyeur. L’assassin n’est qu’un prétexte à explorer la société des hommes, et certaines certitudes sont bel et bien par elles-mêmes assassines. Fred n’écrit pas des thrillers, mais des romans. Le charme de ses histoires réside bien dans le ton, entre Proust pour le regard aigu sur la société et Hemingway pour la langue directe. Le choc des mots et des antiphrases, le neuf des expressions décalées, sont un bonheur de lecture. « Je traduisais paisiblement une vie de Bismarck quand un type est venu assassiner deux femmes à Paris », dit Kehlweiler dans Sans feu ni lieu. Le ton général est tout de tendresse humaine pour les inaboutis, les blessés de la vie, les trop faibles pour s’adapter. Les enfants sont à caresser, les femmes mûres à aimer, les vieux qui ont vécu à écouter. Fred explore les hommes comme elle inventorie des traces archéologiques. C’est tout un monde ancien, immémorial, qui subsiste dans la modernité, comme les tablettes de Sumer nous le suggèrent déjà, une empreinte des humains dans les choses.
En sourd, une émotion automnale, une petite musique de crépuscule, telle une sonate. Oui, il y a de la sonate d’automne dans les romans policiers de Fred Vargas. Même qu’elle les appelle des rom’pol’, ce qui chante mieux que le nom courant, non ?
Bibliographie :
• Les Jeux de l’amour et de la mort. Éd. Originale, 1986 / Le Masque, 1997. (Prix du festival de Cognac)
• Ceux qui vont mourir te saluent. Éd. Originale Viviane Hamy, 1987. / J’ai lu, 2001.
• Debout les morts. Éd. Originale Viviane Hamy, 1995. / J’ai lu, 2000. (Prix Mystère de la critique 1996)
• Un peu plus loin sur la droite. Éd. Originale Viviane Hamy, 1996. / J’ai lu, 2000.
• L’Homme aux cercles bleus. Éd. Originale Viviane Hamy, 1996 / J’ai lu, 2002.
• Sans feu ni lieu. Éd. Originale Viviane Hamy, 1997. / J’ai lu, 2001.
• L’Homme à l’envers. Éd. Originale Viviane Hamy, 1999. / J’ai lu, 2002. (Grand Prix du roman noir de Cognac 2000)
• Les quatre fleuves. Éd. Viviane Hamy, 2000. (Prix Alph-Art du meilleur scénario au festival d’Angoulême 2001)
• Pars vite et reviens tard. Éd. Viviane Hamy, 2001. (Prix des libraires)
• Petit Traité de toutes vérités sur l’existence. Éd. Viviane Hamy, 2001. (Essai où se mêlent la philosophie et l’humour, l’amour et le désamour, la guerre, la distraction, le politique.)
• Coule la Seine. Éd. Originale Viviane Hamy, 2002 / J’ai lu, 2004. (Recueil de trois nouvelles)
• Critique de l’anxiété pure. Éd. Viviane Hamy, 2003.
• Salut et liberté, Éd. J’ai lu 2004.
• Sous le vent de Neptune. Éd. Viviane Hamy 2004.
Tous les amateurs de romans policiers connaissent désormais cette femme proche de la cinquantaine qui écrit sous le pseudonyme de Fred Vargas depuis 1986. Frédérique, de son complet prénom, est avant tout archéologue. Spécialisée aujourd’hui dans l’étude des os du Moyen Âge.
Vargas est le nom d’une danseuse espagnole pauvre, remarquée par un réalisateur, puis épousée par un comte impuissant dans le film de Mankiewicz, La comtesse aux pieds nus, (1954) avec Ava Gardner et Humphrey Bogart. Est-ce le destin de l’héroïne ? Une identification à l’actrice ? Fred dit qu’elle a pris le même que celui de sa sœur jumelle Jo, artiste-peintre, mais je ne comprends pas vraiment pourquoi elle a choisi « Vargas » comme nom de plume. Il sonne bien, un peu américain, patrie du polar, mais côté sud pour refléter le baroque et le tempérament plutôt anarchiste de son auteur. Ses histoires policières mettent en scène des gens en marge, un évêque au Vatican et un marchand d’art parisien, une cantatrice d’opéra et l’une de ses vieilles doublures, un professeur d’histoire byzantine (avec qui Frédérique règle quelques comptes réels) et une vieille originale. Les détectives ou inspecteurs sont des jouvenceaux ou de vieux anars philosophes qui causent comme Audiard, ou un commissaire Adamsberg atypique, instinctif et solitaire depuis l’enfance (et qui a un frère jumeau). Les personnages sont étudiants attardés (on le reste longtemps, faute de postes, en archéologie), allant par trois pour éviter les couples, ou quatre comme les Évangélistes, mais complémentaires comme les équipes d’étude. Ils vivent en contradiction avec le milieu, dans une maison avec jardin en plein Paris, ou dans des hôtels particuliers où ils se réunissent entre voisins, où à Rome, Bibliothèque vaticane. Ils sont dans un autre univers, l’art, l’histoire ancienne, les poissons des grandes profondeurs, les meutes de loups. Archéozoologue et écrivain, Fred marie les deux influences de sa mère (scientifique) et de son père (intellectuel humaniste). Son frère Stéphane est historien de la Grande Guerre, sa sœur peintre.
Sa thèse scientifique porte d’ailleurs sur la peste au Moyen Âge, un sujet à relire en ces temps de SIDA, fièvres Ebola et autre grippe aviaire. « L’histoire n’est pas faite pour rassurer l’homme, mais pour l’alerter », dit-elle dans Un peu plus loin sur la droite. Et l’un de ses romans policiers, Pars vite et reviens tard, fait de la peste la menace principale, en plein Paris, de nos jours.
A l’origine de l’enquête figure presque toujours un événement surréaliste : des cercles de craie bleue sur les trottoirs de la capitale, un arbre né en une nuit dans un jardin, un bout d’os que rapporte un chien et qui se révèle une phalange humaine. L’intrigue est pensée comme dans les romans d’Agatha Christie, le lecteur soigneusement égaré vers des coupables possibles avant que le bon n’émerge, brutalement. Point de cruauté, peu de perversion, rien de clinique ni de voyeur. L’assassin n’est qu’un prétexte à explorer la société des hommes, et certaines certitudes sont bel et bien par elles-mêmes assassines. Fred n’écrit pas des thrillers, mais des romans. Le charme de ses histoires réside bien dans le ton, entre Proust pour le regard aigu sur la société et Hemingway pour la langue directe. Le choc des mots et des antiphrases, le neuf des expressions décalées, sont un bonheur de lecture. « Je traduisais paisiblement une vie de Bismarck quand un type est venu assassiner deux femmes à Paris », dit Kehlweiler dans Sans feu ni lieu. Le ton général est tout de tendresse humaine pour les inaboutis, les blessés de la vie, les trop faibles pour s’adapter. Les enfants sont à caresser, les femmes mûres à aimer, les vieux qui ont vécu à écouter. Fred explore les hommes comme elle inventorie des traces archéologiques. C’est tout un monde ancien, immémorial, qui subsiste dans la modernité, comme les tablettes de Sumer nous le suggèrent déjà, une empreinte des humains dans les choses.
En sourd, une émotion automnale, une petite musique de crépuscule, telle une sonate. Oui, il y a de la sonate d’automne dans les romans policiers de Fred Vargas. Même qu’elle les appelle des rom’pol’, ce qui chante mieux que le nom courant, non ?
Bibliographie :
• Les Jeux de l’amour et de la mort. Éd. Originale, 1986 / Le Masque, 1997. (Prix du festival de Cognac)
• Ceux qui vont mourir te saluent. Éd. Originale Viviane Hamy, 1987. / J’ai lu, 2001.
• Debout les morts. Éd. Originale Viviane Hamy, 1995. / J’ai lu, 2000. (Prix Mystère de la critique 1996)
• Un peu plus loin sur la droite. Éd. Originale Viviane Hamy, 1996. / J’ai lu, 2000.
• L’Homme aux cercles bleus. Éd. Originale Viviane Hamy, 1996 / J’ai lu, 2002.
• Sans feu ni lieu. Éd. Originale Viviane Hamy, 1997. / J’ai lu, 2001.
• L’Homme à l’envers. Éd. Originale Viviane Hamy, 1999. / J’ai lu, 2002. (Grand Prix du roman noir de Cognac 2000)
• Les quatre fleuves. Éd. Viviane Hamy, 2000. (Prix Alph-Art du meilleur scénario au festival d’Angoulême 2001)
• Pars vite et reviens tard. Éd. Viviane Hamy, 2001. (Prix des libraires)
• Petit Traité de toutes vérités sur l’existence. Éd. Viviane Hamy, 2001. (Essai où se mêlent la philosophie et l’humour, l’amour et le désamour, la guerre, la distraction, le politique.)
• Coule la Seine. Éd. Originale Viviane Hamy, 2002 / J’ai lu, 2004. (Recueil de trois nouvelles)
• Critique de l’anxiété pure. Éd. Viviane Hamy, 2003.
• Salut et liberté, Éd. J’ai lu 2004.
• Sous le vent de Neptune. Éd. Viviane Hamy 2004.

Yves Gitton- Langue pendue
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Re: Sites polars et littérature générale
Tu es grand connaisseur de polar.
De Crumley je ne connais que le "canard siffleur mexicain" ( lu il n'y a pas tres longtemps). Que me conseillerais-tu ?
De Fred Vargas je n'ai rien lu mais apres ton message je crois que je vais m'y mettre.
En ce moment je lis le "Tokyo" de Mo Hayder et ensuite j'ai le tome 4 des aventures du Juge Ti ( dans les nouvelles éditions ou plusieurs volumes sont regroupés). J'aime bien decouvrir la Chine de ces anciennes dynasties.
De Crumley je ne connais que le "canard siffleur mexicain" ( lu il n'y a pas tres longtemps). Que me conseillerais-tu ?
De Fred Vargas je n'ai rien lu mais apres ton message je crois que je vais m'y mettre.
En ce moment je lis le "Tokyo" de Mo Hayder et ensuite j'ai le tome 4 des aventures du Juge Ti ( dans les nouvelles éditions ou plusieurs volumes sont regroupés). J'aime bien decouvrir la Chine de ces anciennes dynasties.

GUIGUI- Langue pendue
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Re: Sites polars et littérature générale
De Fred Vargas, j'ai beaucoup aimé ; "l'homme à l'envers" et "pars vite et reviens tard" (son dernier ) . Elle ne cesse de se bonifier, ses dernières histoires sont mieux écrites encore, ses intrigues plus enchevêtrées et ses personnages toujours plus baroques .
Cela vaut la peine de lire ses premiers titres, beaucoup d'humour, elle utilise déjà ses connaissances en archéologie pour pimenter son récit de curiosités historiques . Les personnages récurrents qui seront présents tout au long de son oeuvre sont déjà bien plantés et très attachants .
De Crumley, tu peux essayer sans trop de risques, "le dernier baiser" (en 10/18) et " la danse de l'ours" (en livre de poche) .
Tu me diras ce que tu as pensé de "Tokyo". Il me semble avoir lu de bonnes critiques au sujet de ce livre. Si tu as d'autres coups de coeur, n'hésite pas à me les faire partager, je suis toujours impatient de connaître d'autres auteurs et d'autres avis éclairés.
Cela vaut la peine de lire ses premiers titres, beaucoup d'humour, elle utilise déjà ses connaissances en archéologie pour pimenter son récit de curiosités historiques . Les personnages récurrents qui seront présents tout au long de son oeuvre sont déjà bien plantés et très attachants .
De Crumley, tu peux essayer sans trop de risques, "le dernier baiser" (en 10/18) et " la danse de l'ours" (en livre de poche) .
Tu me diras ce que tu as pensé de "Tokyo". Il me semble avoir lu de bonnes critiques au sujet de ce livre. Si tu as d'autres coups de coeur, n'hésite pas à me les faire partager, je suis toujours impatient de connaître d'autres auteurs et d'autres avis éclairés.

Yves Gitton- Langue pendue
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Re: Sites polars et littérature générale
si tu lis Fred Vargas, tu lis forcément Maud Tabachnik, qu'en penses-tu ? Personnellement je préfère Fred Vargas (j'ai presque tout lu aussi) !
Et que dis-tu de Serge Brussolo ? pour moi un maître "es suspens",
comme quoi on a des bons aussi en France.
Et que dis-tu de Serge Brussolo ? pour moi un maître "es suspens",
comme quoi on a des bons aussi en France.

Americana- Langue pendue
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Re: Sites polars et littérature générale
Je ne suis pas très attiré par Maud Tabachnik, intrigues planplan et syle plat . Serge Brussolo sait construire de bonnes histoires, de bons suspens .
Je retrouve chez Vargas l'atmosphère, mêlant fantastique et enquête, caractéristique des "pionniers"du genre : Pierre Véry, Conan Doyle, Edgar Poe, Emile Gaboriau...
En ce qui concerne les auteurs français, j'apprécie plus particulièrement les anciens de la série noire, qui ont longtemps mélangé actualité politique, témoignages historiques et suspens ( Daeninckx, Pouy, Amila, Jonquet, Oppel, Benacquista et leur maître à tous... Jean-Patrick Manchette...)
Je suis attiré par les auteurs étrangers, les américains, inventeurs du roman noir et moins portés sur les étiquettes que les critiques européens ( James Lee Burke, Crumley, Mac Guane, Harrison, Larry Brown ou Harry Crews et même Truman Capote, De Lillo, Faulkner, Steinbeck boxent dans la même catégorie, ...à mon avis).
Le polar est idéal pour prendre le pouls d'une société, d'une période historique mouvementée . Qu'en est-il de la social-démocratie scandinave avec Staalesen, Sjövall et Wahloo ? La mafia a-t-elle perdu de sa superbe, à voir avec Camillieri, Olivieri, Leon ... Le post-franquisme avec Montalban ... Ces auteurs nous en apprennent souvent davantage que la plupart des sociologues, des analystes politiques et que les récits de vacances des copains... Le polar, littérature behaviouriste plus qu'introspective comme les collections dites "blanches" la française, comme écrivait Manchette. Décrocher son regard de son nombril, pour se fondre dans les grands espaces, dans la nuit, et
retrouver le goût de l'aventure ...
Je retrouve chez Vargas l'atmosphère, mêlant fantastique et enquête, caractéristique des "pionniers"du genre : Pierre Véry, Conan Doyle, Edgar Poe, Emile Gaboriau...
En ce qui concerne les auteurs français, j'apprécie plus particulièrement les anciens de la série noire, qui ont longtemps mélangé actualité politique, témoignages historiques et suspens ( Daeninckx, Pouy, Amila, Jonquet, Oppel, Benacquista et leur maître à tous... Jean-Patrick Manchette...)
Je suis attiré par les auteurs étrangers, les américains, inventeurs du roman noir et moins portés sur les étiquettes que les critiques européens ( James Lee Burke, Crumley, Mac Guane, Harrison, Larry Brown ou Harry Crews et même Truman Capote, De Lillo, Faulkner, Steinbeck boxent dans la même catégorie, ...à mon avis).
Le polar est idéal pour prendre le pouls d'une société, d'une période historique mouvementée . Qu'en est-il de la social-démocratie scandinave avec Staalesen, Sjövall et Wahloo ? La mafia a-t-elle perdu de sa superbe, à voir avec Camillieri, Olivieri, Leon ... Le post-franquisme avec Montalban ... Ces auteurs nous en apprennent souvent davantage que la plupart des sociologues, des analystes politiques et que les récits de vacances des copains... Le polar, littérature behaviouriste plus qu'introspective comme les collections dites "blanches" la française, comme écrivait Manchette. Décrocher son regard de son nombril, pour se fondre dans les grands espaces, dans la nuit, et

Yves Gitton- Langue pendue
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Re: Sites polars et littérature générale
Je suis bien d'accord avec toi, je ne vois pas pourquoi on a longtemps (je pense que les moeurs ont heureusement évolué) considéré le polar ou le roman noir comme un sous-genre de la littérature. Ceci dit je ne suis pas une spécialiste, je lis de tout avec des préférences pour les auteurs américains.
Mais la collection Viviane Hamy nous a effectivement ouvert des horizons bien sympathiques, et notamment avec Fred Vargas qui promène son regard tendre et bienveillant sur les "has been" et qui leur laisse toujours une chance de s'en sortir.
Mais la collection Viviane Hamy nous a effectivement ouvert des horizons bien sympathiques, et notamment avec Fred Vargas qui promène son regard tendre et bienveillant sur les "has been" et qui leur laisse toujours une chance de s'en sortir.

Americana- Langue pendue
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Re: Sites polars et littérature générale
Si tu aimes bien Poe, voici un jeune auteur argentin dont on dit déjà qu'il est son fils spirituel :
Javier Argüello et son recueil de nouvelles
"sept histoires impossibles", éditions Anne Carrière.
Des histoires à la Poe avec un souffle poétique pour pimenter (s'il en était besoin) le tout !
Un bon p'tit cadeau de noël !!!
Javier Argüello et son recueil de nouvelles
"sept histoires impossibles", éditions Anne Carrière.
Des histoires à la Poe avec un souffle poétique pour pimenter (s'il en était besoin) le tout !
Un bon p'tit cadeau de noël !!!

Americana- Langue pendue
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Re: Sites polars et littérature générale
C'est noté, je cherchai justement une suggestion de cadeau à envoyer à mon tonton Raul . Joyeux Noël à toi !

Yves Gitton- Langue pendue
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Re: Sites polars et littérature générale
merci, joyeux noel à toi aussi et à tous !
Au fait nouveau sujet, quel est votre livre de chevet ?
Maintes et maintes fois relu, feuilles écornées, fidèle compagnon à travers le temps... le mien s'appelle "Mon ange" de Guillermo Rosalès, un poète et auteur cubain qui s'est donné la mort . Un livre assez terrible, formidable constat sur la nature humaine, ses travers... mais également sur sa formidable propension à espérer, toujours !
Ironie du sort, son auteur, lui, a cessé d'espérer un jour de 93 mais il nous a laissé ce terrible témoignage, livre quasi autobiographique sur son refus d'un régime, l'exil, la folie, l'internement en "boarding home", la cruauté humaine...
Ben alors et vous ?
Au fait nouveau sujet, quel est votre livre de chevet ?
Maintes et maintes fois relu, feuilles écornées, fidèle compagnon à travers le temps... le mien s'appelle "Mon ange" de Guillermo Rosalès, un poète et auteur cubain qui s'est donné la mort . Un livre assez terrible, formidable constat sur la nature humaine, ses travers... mais également sur sa formidable propension à espérer, toujours !
Ironie du sort, son auteur, lui, a cessé d'espérer un jour de 93 mais il nous a laissé ce terrible témoignage, livre quasi autobiographique sur son refus d'un régime, l'exil, la folie, l'internement en "boarding home", la cruauté humaine...
Ben alors et vous ?

Americana- Langue pendue
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Localisation: on the road again
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Re: Sites polars et littérature générale
Joyeux Noël à tous les deux ( on est pas tres nombreux sur ce topic !).
J'ai pas de livre de chevet que je lis et relis....Je ne l'ai peut être pas trouvé ?
Sinon dans les livres qui m'ont marqué, je crois bien que Cormac Mac Carthy est au top ( avec sa trilogie). Une sorte de road movie violent et qui ne laisse pas le lecteur indemne ( c'est parfois dur à lire).
Sinon, et la c'est plus ancien, j'étais passé par Charles Bukowski puis Fernando Coloane ( avec ses histoires en Terre de Feu, loin en Amérique du Sud). Plus tard ce fut Robert Ludlum, puis John Sandford, Robert Crais, James Lee Burke ( j'ai même acheté des cartes routières de Louisiane pour découvrir cet état, n'ayant passé que 3 ou 4 jours à La Nouvelle Orleans durant mon service).
J'ai pas de livre de chevet que je lis et relis....Je ne l'ai peut être pas trouvé ?
Sinon dans les livres qui m'ont marqué, je crois bien que Cormac Mac Carthy est au top ( avec sa trilogie). Une sorte de road movie violent et qui ne laisse pas le lecteur indemne ( c'est parfois dur à lire).
Sinon, et la c'est plus ancien, j'étais passé par Charles Bukowski puis Fernando Coloane ( avec ses histoires en Terre de Feu, loin en Amérique du Sud). Plus tard ce fut Robert Ludlum, puis John Sandford, Robert Crais, James Lee Burke ( j'ai même acheté des cartes routières de Louisiane pour découvrir cet état, n'ayant passé que 3 ou 4 jours à La Nouvelle Orleans durant mon service).

GUIGUI- Langue pendue
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Re: Sites polars et littérature générale
J'aime beaucoup Robert Crais . Un de ses meilleurs romans se passe en Louisiane "meurtre à la sauce cajun"(seuil policiers), avec le privé, Elvis Cole, avec lequel tu as déjà fait connaissance . A savourer, avec en sourdine la voix fêlée de Lucinda Williams .
Connaissez-vous : Hap et Leonard, couple hilarant, l'un est blanc, hétéro et l'autre est noir et homo, leurs périples sont autant de prétextes pour discuter sans fin, avec mauvaise foi et pas mal d'humour au sujet de l'intolérance de cette société, faut dire que ces histoires se déroulent dans les bas-fonds ruraux du Texas, ce qui ne facilite pas leurs affaires . A déguster en écoutant Steve Earle à fond .
(Joe.R.Lansdale, "bad chili "ou "l'arbre à bouteilles")

Connaissez-vous : Hap et Leonard, couple hilarant, l'un est blanc, hétéro et l'autre est noir et homo, leurs périples sont autant de prétextes pour discuter sans fin, avec mauvaise foi et pas mal d'humour au sujet de l'intolérance de cette société, faut dire que ces histoires se déroulent dans les bas-fonds ruraux du Texas, ce qui ne facilite pas leurs affaires . A déguster en écoutant Steve Earle à fond .
(Joe.R.Lansdale, "bad chili "ou "l'arbre à bouteilles")

Yves Gitton- Langue pendue
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