Destination Rock

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Destination Rock

Message  Iro22 le Mer 14 Jan - 20:39

Un petit sujet pour présenter Destination Rock, un site qui, comme notre magazine préféré (X Roads donc) s'evertue à faire découvrir de nouvelles choses chaque jours, de 1956 à nos jours, dans ce joyeux monde nommé ROCK.
D'Elvis Presley à Metallica, de Natchez à Rush, de Glowsun à AC/DC, y a de tout, écrit avec passion!


www.destination-rock.com


a plus!

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Re: Destination Rock

Message  Frenchy le Jeu 15 Jan - 18:04

Cool votre site les gars!!!
C'est bien de voir que les passionnés de Rock existent encore. Y'a que ça à Xroads aussi...

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Re: Destination Rock

Message  Iro22 le Jeu 15 Jan - 19:25

merci!

On fait comme vous, on se débat à fond pour faire exister ce qui nous passionne...

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Re: Destination Rock

Message  Frenchy le Ven 16 Jan - 11:37

Et dieu sait si Goffette se débat actuellement...

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Re: Destination Rock

Message  Religionnaire le Sam 8 Aoû - 17:29

No Future! Temps de crise, moral en berne…Où en-étions-nous restés ? Oui, le rock, les Who, toujours les Who n’est-ce pas mon cher Ulyss, Et difficile de ne pas déceler l’influence du groupe légendaire dans le dernier opera rock de Green Day. Green Day, le seul groupe à avoir su sortir du carcan punk mélodique sans perdre trop de plumes ? A vous d’en juger…Donc punk, assurément, enfin sous une certaine forme. L’occasion pour nous d’évoquer cet espèce de continuum bâtard entre les Ramones et Black Orphan, une façon d’entrevoir le punk à deux de ses extrémités, celle du rock garage et celle de l’electro-punk. Plus de trente ans les séparent et pourtant on peut parler d'une même famille. Des chansons qui tiennent en deux minutes chrono, point de solo inutiles, juste un rock brutal réduit à une expression minimale. En 2009 donc, comme le beuglaient déjà les Exploited en 1981, Punk’s Not Dead ! Il survit sous différentes formes, entre pop et hardcore, comme en témoigne les dernières sorties : Green Day, Rancid, Anti-Flag.

Et pis d'autres choses comme d'hab', de la pop, du rock, du metal, des nouveautés...etc Bonne lecture.


00's
Green Day - 21st Century Breakdown - 2009
Anti-Flag - The People Of The Gun - 2009
Rancid - Let The Dominoes Fall - 2009
Attack Attack! - Someday Came Suddenly - 2009
Isis - Wavering Radiant - 2009
Steadlur - Steadlur - 2009
Chickenfoot - Chickenfoot - 2009
The Mars Volta - Octahedron - 2009
Dream Theater - Black Clouds & Silver Linings - 2009
Black Orphan - Circuits & Video Kids - 2008
Cat Power - The Greatest - 2006
Pennywise - The Fuse - 2005
The White Stripes - Get Behind Me Satan - 2005
Rancid - Indestructible - 2003
Cat Power - You Are Free - 2003

90's
Cat Power - Moon Pix - 1998
Rancid - And Out Come The Wolves - 1995
Suicidal Tendencies - Lights...Camera...Revolution - 1990

80's
Metallica - Master of Puppets - 1986

70's
Abba - The Album - 1977
The Ramones - Rocket to Russia - 1977
The Ramones - Leave Home - 1977
The Ramones - Ramones - 1976
Electric Light Orchestra - Face The Music - 1975
Electric Light Orchestra - Eldorado, A Symphony - 1974

60's
The Yardbirds - Having a Rave Up - 1965

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Re: Destination Rock

Message  Religionnaire le Lun 12 Oct - 11:08

Amis internautes, lecteurs de tous poils, vous qui en avez toujours rêvé : Destination Rock l’a fait !
Oui, fidèle à son goût pour la diversité, la Team de DR a décidé de vous surprendre pour cette nouvelle rentrée. Aussi, que vous soyez amateur de Stoner, Folk, Black Metal, Krautrock, Prog, Punk ou Electro, attachez vos ceintures et préparez-vous à vivre une expérience unique. En effet unique. Car dans le cadre de son envie de partager avec le plus grand nombre, comme celui de satisfaire l’ego démesuré de ses chroniqueurs, DR passe la surmultiplié pour vous offrir un voyage en rock land différent. Ainsi, le commandant de bord et son équipage sont heureux de vous accueillir pour partager avec vous les moments les plus forts d’une aventure qui, sur 7 jours - du lundi 12 octobre au dimanche 18 octobre - vous plongera au travers d’un éditorial spécial et de 12 chroniques léchées dans l’univers musical d’un des genres cités précédemment. Par conséquent, soyez prêt le jour J. Ou plutôt le jour S, comme Stoner, symbole majuscule du lancement de cette opération !
Chapter I: Apologie de la lourdeur...

Ohm Sweet Ohm.
Stoner Rock : Musique pour drogués...
Stoner Rock : Riffs hypnotiques joués en boucle dans l’esprit du grand Sabbath, le désert en plus.
Stoner Rock : Tout ce qui a découlé des 3 grands : Kyuss, Monster Magnet et Sleep.
Stoner Rock : Fourre-tout musical incluant ce qui sonne 70’s, mais produit à partir de 1990.
Stoner / Doom : Où placer la limite ?
Doom : La seule musique où l’auditeur « a le temps d’aller pisser entre deux coups de caisse claire ».
Doom : Vous reprendrez bien une tranche de gras ?

Et s’il ne s’agissait finalement, que d’une des rares subdivisions de notre musique préférée qui ne soit pas encore sclérosée, confite, ou confinée à une redite sans passion… Le débat est ouvert. Reste que Destination Rock vous propose, par le biais de la mise à jour de cette semaine un tour d’horizon de ce que le genre propose. Sans prétention, sans grande leçon. Just for fun. Vous reprendrez bien un peu de désert ? Iro



7 Weeks - All Channels Off - 2009
Loading Data - Rodeo Ghettoblaster - 2007
Witchcraft - Witchcraft - 2004
Sleep - Dopesmoker - 2003
Clutch - Pure Rock Fury - 2001
Fu Manchu - California Crossing - 2001
Electric Wizard - Dopethrone - 2000
Nebula - To the Center - 1999
Unida - Coping With The Urban Coyote - 1999
Electric Wizard - Come My Fanatics - 1996
Masters of Reality - Masters of Reality - 1988
Trouble - Psalm 9 - 1984

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Message  Religionnaire le Mar 13 Oct - 21:13

CHAPTER II : Folk

Queer as folk, isn't it! Le folk n'est pas mort. Il mute constamment, mue, pérennise. Les garants de cette constante évolution se nomment Devendra Banhart, Rome, Fleet Foxes, Daemonia Nymphe, Corde Oblique, Nebelhexë et autres Zap Mama, etc. À l'instar du rock, il se subdivise en nombres de sous-genres, s'inspirant du monde, innovant ou retrouvant ses sources minimalistes et païennes.

Un passé multi-séculaires, antédiluvien, le folk nait au travers des premiers chants de l'humanité. Le XXème Siècle reste le grand virage durant lequel la musique traditionnelle dite « du peuple » s'ouvre aux nouvelles cultures, devient un savant mélange de pop avec les Beach Boys, de blues avec Bob Dylan ou de gospel avec les The Mama’s & The Papa’s. Les hippies chantant amour et paix ne possèdent pourtant pas le monopole du genre. La noire mélopée de Death In June fait son apparition durant les eighties, révolutionne une musique devenue trop lisse à l'image de la pop. La mort, la dépression, le mysticisme, l’occulte font leur apparition tout en retrouvant le paganisme des siècles précédents et donnent naissance au neo-folk. Post

Billy The Kill - Joy Sex War - 2009
Fleet Foxes - Fleet Foxes - 2008
Rome - Confessions d'un Voleur d'Âmes - 2007
Robert Plant & Alison Krauss - Raising Sand - 2007
Devendra Banhart - Cripple Crow - 2005
CocoRosie - La Maison de Mon Rêve - 2004
Leonard Cohen - The Future - 1992
Manassas - Manassas - 1972
Nick Drake - Pink Moon - 1972
Jackson Browne - Jackson Browne - 1972
Nick Drake - Bryter Layter - 1970
Nick Drake - Five Leaves Left - 1969
The Mama's And The Papa's - If You Can Believe Your Eyes And Ears - 1966


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Re: Destination Rock

Message  Religionnaire le Mer 14 Oct - 17:08

Chapter III: Noir c'est noir...

Back In Black. Le Black metal est un genre intransigeant et presque une discipline, avec ses codes soigneusement délimités, ses critères qui lui sont propre, d'une rigueur étriquée culminant au conservatisme borné. Une musique qui semble vouée à la stagnation, convoi d'idéologies forcément alternatives : anti-moderne, anti-chrétien, anti-démocrate, élitiste, attaché à la culture européenne (ce qu'il synthétise quelque fois dans le fascisme, ça résume plus vite) Rarement neutre ou original, les rebelles naïfs qui s'y rattache sont rarement auto-critique et prouvent un conformisme navrant que leur individualisme ne détecte jamais. Mouton blanc ou noir, mouton quand même. Les institutions qu'ils vomissent renaissent sous leurs pieds comme de charmants boulets. Leur sectarisme se révèle une vraie académie, tellement révoltée qu'elle ne comprend pas son propre classicisme, ses traditions inintéressantes, ses discours inutiles, son obscurantisme qui se gargarise d'intégrité, suprême excuse de l'incompétence.

Pourtant Darkthrone, fer de lance de la seconde vague de Black metal, encore aujourd'hui prédominante et sûrement appelée à s'éterniser pour des années, n'avait rien d'académiciens. Comme Montesquieu et Rousseau ont verrouillés une certaine forme de bien-pensance politico-économique, Darkthrone représente l'aboutissement d'une vision du black, la sienne, qui constitue un style à part entière et le plus borné d'entre-eux. Mais l'on trouve pourtant beaucoup de choses très intéressantes dans sa première pièce-maîtresse, une gouaille jouissive qui passe au mixer black pleins d'influences relayé par une symbolique chargée ; c'était après tout un album de death à la base, composé comme tel puis révolutionné ensuite par leur suivisme - quelle ironie.

"True black metal", "no keyboards", "no female vocals", "no compromises (celui là est mon préféré)". Lars Von Trier a enfanté un cinéma à même de dompter ses limites par son très exigeant Dogme 95. Le Black n'a jamais dépassé quoi que ce soit. Il y a les initiateurs, qui garderont à vie le mérite de la nouveauté. Il y a des milliers de suiveurs. La même histoire rabâchée par des guignols de moins en moins légitimes qui ne font preuve d'aucun recul. Le Black est une paroisse, elle doit à son tour brûler. On y verrait plus clair.

Cette sélection de chroniques ne prétend pas à l'exhaustivité, elle est éminemment subjective, malheureusement incomplète, réductrice par définition. Elle souhaite s'attacher à des disques novateurs, ceux qui se détournent de la doxa du Black. On y trouve quelques classiques, deux pères fondateurs, un excellent suiveur, un illuminé fanatique, des mélanges excellent, des œuvres modernistes et qui ont les moyens de l'être. Si elle est pour vous l'occasion de découvrir un disque ou quelques nouveautés à son propos, elle aura atteint son modeste objectif. Assatur

Aluk Todolo - Finsternis - 2009
Oranssi Pazuzu - Muukalainen Puhuu - 2009
Darkthrone - Dark Thrones & Black Flags - 2008
Nachtmystium - Assasins - 2008
Blut Aus Nord - The Work Which Transforms God - 2003
Drudkh - Forgotten Legends - 2003
Nargaroth - Black Metal Ist Krieg - 2001
Mayhem - Wolf's Lair Abyss - 1997
Darkthrone - Transilvanian Hunger - 1994
Abruptum - In Umbra Malitiae Ambulabo, In Aeternum In Triumpho Tenebraum - 1994
Mayhem - Live In Leipzig - 1993

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Re: Destination Rock

Message  Religionnaire le Jeu 15 Oct - 9:33

Chapter IV : Prog Over the Nation!

Né dans le même œuf que le hard rock à la fin des années soixante, le rock progressif n'a pourtant pas su fédérer de façon aussi massive et durable. Parvenus à un stade de dégénérescence avancée dans la seconde moitié de la décennie suivante, les deux frères amis ont été balayés par la révolution punk. Tandis que le premier en a tiré les leçons pour retrouver une seconde jeunesse, le second n'a guère su provoquer de glorieuse mutation pour fédérer de nouveau. En abatant certaines cloisons jugées infranchissables, le rock progressif avait pourtant procuré les plus beaux travaux de l'histoire du rock, ce avant que ces ambitions ne lui fassent perdre la raison. Les artistes qui s'étaient imposés comme les guides les plus clairvoyants, obnubilés par ces vastes territoires à conquérir, sont passés d'une noble audace à une dangereuse indulgence. Pire, au cours de certaines de leurs escapades, désorientés par leurs ambitions, ces meneurs se sont égarés et ont rompu le contact avec le socle rock. Poursuivant obstinément leurs explorations dans de mauvaises directions, les dinosaures progressistes se sont progressivement éloignés des préoccupations musicales pour privilégier d'autres formes artistiques, visuelles ou théâtrales. Ainsi tiré par ses champions, le rock progressif a fini par oublier ses mélomanes.
Certains artistes ont cependant su éviter ou rectifier cette malheureuse trajectoire. Robert Fripp a parfois commis les mêmes erreurs que les plus illustres de ses rivaux, mais il est parvenu à ressusciter régulièrement King Crimson, le véhicule de son inspiration débordante. Ainsi, chaque décennie a vu naitre une nouvelle formation, des nouveaux musiciens, et surtout une nouvelle musique, le tout dans un souci constant d'adaptation à chaque décennie. Avec un collectif beaucoup plus stable, Rush a également déployé des capacités d'accommodation étonnantes depuis quarante ans. Le trio canadien a su fédérer un public et le fidéliser à force d'authenticité, sans jamais s'écarter de son hard rock singulier pour des stérilités non musicales.
Si le rock progressif se voulait autrefois innovant et ignorant des frontières, il est aujourd'hui bien plus nostalgique qu'inventif car cloisonné aux explorations de ses pionniers. Ainsi, l'ambition des formations actuelles n'est pas l'innovation mais plutôt la reviviscence de ces vieux ébats passionnants. Dream Theater, les Flower Kings, Spock's Beard et bien sûr Porcupine Tree ont ouvert la voie de ce que le Religionnaire nomme le rock régressif, une appellation aussi péjorative que légitime. S'il semble difficile de longtemps ressasser sans lasser, leurs fiers héritiers tels que Beardfish, Phideaux ou Riverside parviennent encore à fournir des efforts rafraichissants. Qu'est-ce donc sinon la preuve que le rock progressif avait encore beaucoup à apporter et ne méritait pas l'extermination vers laquelle ses grands patrons l'ont mené…

Beardfish - Destined Solitaire - 2009
Porcupine Tree - The Incident - 2009
Phideaux - Number Seven - 2009
Black Bonzo - Operation Manual - 2009
Nemo - Barbares - 2009
Opeth - Blackwater Park - 2001
Rush - Moving Pictures - 1981
Rush - Permanent Waves - 1980
Rush - Hemispheres - 1978
King Crimson - Starless & Bible Black - 1974
King Crimson - Islands - 1971
King Crimson - Lizard - 1970
Pink Floyd - A Saucerful of Secrets - 1968


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Re: Destination Rock

Message  Religionnaire le Dim 18 Oct - 19:07

CHAPTER V : Punk

This is not Punk! Punk's not dead. Ouais, on le sait ça ! Mais prouvez le nous... Aussitôt dit, aussitôt fait avec cette joyeuse fournée qui s'étend des confins du ska-punk, au mélodique, en passant par le street le plus rageur... Depuis 1977, c'est trente ans de colère et de coups de pied au cul qui sont passé par là, sans jamais prendre une ride et perdre de leur verve. Les Clash, les Bérus pour le côté « old school », Tim Armstrong et Flogging Molly pour l'alliance avec des sonorités étrangères... Couplé à une cornemuse ou à un saxo, le punk ne meurt jamais et se réinvente constamment sans passer pour un vendu ! Seul style musical à ne pas s'être perdu dans les méandres de l'ennui ? A vous de nous le dire avec ces douze bombes prêtes à vous péter à la tronche !


Flogging Molly - Float - 2008
Tim Armstrong - A Poet's Life - 2007
Lars Fredericksen & The Bastards - Lars Frederiksen & the Bastards - 2001
Inner Terrestrials - Enter the Dragon - 1999
Green Day - Nimrod - 1997
Green Day - Insomniac - 1995
The Offspring - Smash - 1994
Green Day - Dookie - 1994
Operation Ivy - Energy - 1990
Bérurier Noir - Macadam Massacre - 1984
The Clash - Sandinista - 1980
The Jam - In The City - 1977

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Re: Destination Rock

Message  Religionnaire le Dim 18 Oct - 19:11

Chap. VI: Plongée en eaux troubles

Kraut en Stock. L’actualité du krautrock se porte bien. A l’heure où les albums de Kraftwerk sortent en versions remasterisées, il semblait bon de revenir sur quelques uns des fleurons de cette vague musicale allemande. Sous cette bannière aux limites floues seront réunis des groupes qui a priori n’ont rien à voir entre eux mais qui, pendant quelques années, tiendront la dragée haute aux groupes anglo-saxons en amenant le rock sur un terrain qu’on n’aurait même pas soupçonné d’exister, en poussant le psychédélisme dans ses extrémités, en dépassant le carcan étriqué blues-rock et de la pop, en transcendant les maigres espoirs du rock progressif tout en créant une toute nouvelle esthétique du bruit qui des années durant résonneraient.

« L’opposition à tout système établi, à tout dogme, revendication constante de la liberté totale, de la remise en question permanente, gage de jeunesse, mais aussi refus de toute anarchie, de toute démission du créateur, de toute solution de facilité. » Attribuée à Varèse, cette devise pourrait aussi bien être celle du krautrock. Derrière une hétérogénéité bien réelle, le « rock choucroute » comme il fut appelé par la presse anglo-saxonne, un rien méprisante, offre pourtant lignes de comparaison entre les différentes formations qui en sont issues. Qu’il soit cosmique ou motorik, il se constituait comme une période critique de réinvention du groove, en intensifiant, sous l’influence à la fois des musiques orientales et des recherches de Riley, l’aspect rythmique, plaçant la répétition au centre de ses préoccupations. Pendant inévitable du Temps, ces groupes n’auront de cesse d’essayer de spatialiser leur son à l’aide de palettes d’effets continuellement enrichies.

A l’époque tout comme aujourd’hui encore, brocarder la vague krautrock était un exercice facile et des plus pratiqués mais à l’heure actuelle, difficile de ne pas voir dans ces groupes les précurseurs d’un bon nombre de vagues musicales depuis la fin des années 70 : musique industrielle, new wave, ambient, techno, transe etc…Même si certaines affiliations sont parfois discutables, ce qu’on appelle le post-rock est sans doute le dernier rejeton de cette vague allemande expérimentale. Le dernier Tortoise en est un exemple parfait. Bowie, lui même, en son temps en fut l’un des plus grands thuriféraires. Aujourd’hui c’est au Japon que l’on retrouve cette ambiance incestueuse des premières années du krautrock à travers les multiples sorties publiées sous la férule de cet illuminé de Kawabata Mokoto, capitaine de cette formation à géométrie variable qu’est Acid Mothers Temple (Mothers & Ash Rah Tempel on vous dit !) qui a du publier dans la cinquantaine d’albums depuis le milieu des 90’s, au moins. Moins perceptible, mais toujours aussi prégnant, on en retrouve aussi des traces plus qu’évidentes dans le hip hop de Dälek ou dans le dernier témoignage de Portishead. Bref, (ré)écoutez, (re)découvrez, faites vous palisir…Merci.


La Düsseldorf - Viva - 1978
Kraftwerk - Autobahn - 1974
Harmonia - Musik Von Harmonia - 1974
Cosmic Jokers - Cosmic Jokers - 1974
Tangerine Dream - Atem - 1973
Faust - The Faust Tapes - 1973
Neu! - Neu! - 1972
Amon Düül II - Yeti - 1970
Kraftwerk - Kraftwerk I - 1970
Can - Monster Movie - 1969

Pour des raisons techniques ces deux dernières chroniques n'ont pas pu être publiées, désolé du désagrément:

Cluster - Cluster II - 1972
Ash Ra Tempel - Seven Up - 1972

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Re: Destination Rock

Message  Religionnaire le Dim 18 Oct - 19:11

Chap. VII: Last but not least...

The Evolution of The Bleep. Qu’est-ce donc ce foutoir qui trône en page d’accueil du site ? Musiques électroniques qu’ils disent, ben voyons. Il est en effet bien plus facile de dénombrer les différences entre ces albums que d’en compter les points communs, surtout que la plupart n’entretiennent qu’un mince rapport avec la chose électronique. Que ce soit au niveau des conceptions sous-jacentes ou du public, ils n’évoluent définitivement pas dans les mêmes sphères. Leur composition découle de processus parfois opposés. Si certains ont une vocation élitiste, d’autres adoptent le langage des musiques populaires. Certains font preuve d’un grand amateurisme ou en évoluent de manière empirique ; d’autres semblent pensés, conceptualisés en amont suivant des théories propres aux musiques contemporaines ou concrètes.

Fidèle à son esprit de célébration des cultures hybrides, l’équipe réunie sur cette journée s’est fixée comme pari de donner un regard rapide sur des genres assez divers, des disques qui ont peu à partager mais qui semblent pourtant reliés par un fil d’Ariane, certes ténu, qui court ainsi des œuvres avant-gardistes à la musique la plus populaire. Avec lucidité, on s’est gardé des généalogies faciles et purement artificielles, nous concentrant sur la musique, mélangeant musique analogique et musique numérique, électronique et organique, à la manière de ces musiciens qui ne se posent pas vraiment de question sur le bac dans lequel ils sont rangés.

Tels des DJ de la chronique, on s’est fait un plaisir à concocter cette modeste sélection, faite de samples divers, tirés des mixtures de fusion pop/rock et à teneur electro variable, empruntés aux sons proto-industriels, pillés sur le cadavre de la pop robotique des enfants mutants de Kratfwerk, capturés sur les pistes de dance fiévreuses ou au contraire allongés sur les sofas à l’abri des spotlights.


Placebo - Battle For The Sun - 2009
Sexy Sushi - Tu l as Bien Mérité! - 2009
Placebo - Meds - 2006
Tim Hecker - Harmony in Ultraviolet - 2006
The Goslings - Between the Dead - 2005
Moby - 18 - 2002
Autechre - Tri Repetae - 1995
Prodigy - Music For The Jilted Generation - 1994
Aphex Twin - Selected Ambient Works II - 1994
Devo - Q : Are We Not Men ? A : We Are Devo ! - 1978
Silver Apples - Silver Apples - 1968

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Re: Destination Rock

Message  Religionnaire le Lun 14 Déc - 17:37

Baroque & Roll. Quand Procol Harum n'est pas purement et simplement oublié, il est occulté par son gigantesque tube "A Whiter Shade of Pale" ou par les Moody Blues que la plupart des rockologues considèrent comme les concurrents directs. Les deux formations partagent un statut de pionnier en matière d'assemblage de rock et de musique classique dans l'esprit beatlesien, et demeurent parmi les grands instigateurs de la première vague du rock progressif. Après examen des discographies respectives, il apparait que Procol Harum contribue et participe davantage à ce mouvement progressiste, ceci tout en gardant une certaine distance vis-à-vis de plusieurs de ses caractéristiques. Ainsi, même dans ses élans les plus ambitieux, le groupe ne manifeste guère de virtuosité instrumentale. L'architecture des compositions est parfois recherchée, raffinée voire pédante mais jamais obscure ni hermétique. De plus, le collectif ne néglige jamais l'importance de prestations plus simples et directes dans un registre R&B plus ou moins musclé. Cet équilibre entre pièces pseudo-symphoniques et chansons plus élémentaires se rompt volontiers, dans un sens comme dans l'autre, au fil de l'histoire du groupe.

L'œuvre de Procol Harum est en grande partie celle du claviériste, pianiste et chanteur Gary Brooker. Celui-ci compose la plupart de la musique et se révèle en subtil arrangeur, notamment quand il s'agit d'inclure des orchestre à cordes dans ses compositions. Le talent avec lequel il parvient à mettre en musique les paroles de Keith Reid, l'un des plus grands poètes du rock, influencera le travail d'Elton John avec Bernie Taupin. Les trois premiers disques demeurent les plus emblématiques, principalement en raison de la présence de Matthew Fisher qui contribue nettement à établir le fameux baroque & roll à deux claviers. Son départ est suivi de l'ascension du très bon guitariste Robin Trower qui donne à la musique Procol Harum un abord plus franc et robuste, teinté de ses influences hendrixiennes, avant que celui-ci ne quitte également le groupe pour se lancer en solo après Broken Barricades. Ces deux démissions déterminantes n'empêchent pas la formation de Gary Brooker de briller à nouveau avec le flamboyant Grand Hotel, une des rares œuvres progressistes de 1973 dont la démesure extrême n'est pas synonyme de dégénérescence. Les trois derniers disques des années soixante-dix témoigne d'un déclin inévitable qui n'en est pas moins digne. Religionnaire.

00's
Them Crooked Vultures - Them Crooked Vultures - 2009
Kylesa - Static Tension - 2009
Manu Livertout - The Sweet Path - 2009
Richard Hawley - True Love - 2009
Shrinebuilder - Shrinebuilder - 2009
Deville - Hail The Black Sky - 2009
Baroness - Blue Record - 2009
Callisto - Noir - 2006
Transmission 0- Memory of a Dream - 2006


70's
Procol Harum - Something Magic - 1977
Procol Harum - Procol's Ninth - 1975
Procol Harum - Exotic Birds & Fruit - 1974
Procol Harum - Grand Hotel - 1973
Hawkwind - Doremi Fasol Latido - 1972
Procol Harum - Live In Concert With The Edmonton Orchestra - 1972
Procol Harum - Broken Barricades - 1971
Procol Harum - Home - 1970

60's
Procol Harum - A Salty Dog - 1969
Procol Harum - Shine on Brightly - 1968
Procol Harum - Procol Harum - 1967

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Re: Destination Rock

Message  Religionnaire le Lun 10 Jan - 13:05

RIFF STORY
Du hard rock au heavy metal

« Si c’est trop fort, c’est que vous êtes trop vieux ! » (Ted Nugent) Heavy, hard, metal, quelle que soit la terminologie employée, ce rock lourd et puissant se révèle incroyablement riche et ô combien complexe, de par ses ramifications et ses dérivés plus ou moins métissés. Invincible, il demeure l’un des rares courants musicaux ayant survécu sans jamais faiblir depuis sa naissance. Trois mélomanes et rédacteurs au sein du webzine Destination Rock ont pris le pari de résumer cet océan de courants sur-amplifiés et d’en livrer quelques clefs, ceci afin que le lecteur ainsi stimulé puisse explorer au mieux ce monde immense et passionnant. Cet ouvrage peut autant constituer une porte d’entrée pour le néophyte qu’accompagner les plus chevronnés dans leur inlassable quête du riff idéal. Le double itinéraire proposé associe un historique détaillé et l’analyse d’une sélection de cent disques, le tout élucidant l’évolution du genre à travers sa quarantaine d’années d’existence.

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