Les chroniques de disques

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Les chroniques de disques

Message  Invité le Ven 19 Déc - 20:53

Comment sont sélectionnés les disques qui sont chroniqués dans Crossroads ?

Sont ce les disques reçus par le journal ou les collaborateurs ou bien chaque collaborateur choisit lui-même les disques dont il a envie de parler ?

Parce que il y a un truc qui me titille légèrement c'est que quasiment systématiquement tout est génial. Non pas que Crossroads soit le seul victime de ce symptôme loin de là (lecteur régulier de blues magazine et blues again j'ai remarqué qu'on atteignait des sommets dans la lèche dans ces deux revues; tout est merveilleux au minimum) mais personnellement de nombreux disques me semblent particulièrement quelconques et je ne vois pas pourquoi ne pas le dire. On n'est pas obligé de descendre un artiste pour trouver l'un de ses disques banal.







ah et puis pendant que j'y suis : j'ai eu des ennuis avec mon marchand de la presse. J'ai acheté Crossroads et je suis tombé sur une chronique du dernier disque du chanteur à la mode Johnny Hallyday. Craignant une funeste erreur de choix dans le rayonnage je suis retourné rapporter la revue en demandant qu'on me donne le dernier Crossroads au lieu du dernier Rock'n'Folk.
Et là stupeur le marchand m'a demandé si je savais lire Mr. Green

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Re: Les chroniques de disques

Message  dkelvin le Sam 20 Déc - 0:54

Je ne chronique que les disques que j'aime. Aucun intérêt de passer en revue les dizaines d'albums des genres que j'affectionne pour dire que oui bof pas mal mais enfin y a mieux. Si un album me semble mériter être porté à l'attention du lecteur, alors j'essaie de lui rendre justice par une chronique attrayante. Sinon, silence. Dénigrer ne sert qu'à flatter l'égo du chroniqueur qui peut s'adonner à l'éreintement. Seuls me paraissent nécessiter parfois un tel effort les disques qui, en occultant, par leur succès immérité, des albums essentiels, valent la volée de bois vert qu'ils reçoivent. Mais même cela me fatigue désormais.
Je ne réponds qu'en mon nom.

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Re: Les chroniques de disques

Message  Yann G. le Lun 22 Déc - 20:51

dkelvin a écrit:Je ne chronique que les disques que j'aime. Aucun intérêt de passer en revue les dizaines d'albums des genres que j'affectionne pour dire que oui bof pas mal mais enfin y a mieux. Si un album me semble mériter être porté à l'attention du lecteur, alors j'essaie de lui rendre justice par une chronique attrayante. Sinon, silence. Dénigrer ne sert qu'à flatter l'égo du chroniqueur qui peut s'adonner à l'éreintement. Seuls me paraissent nécessiter parfois un tel effort les disques qui, en occultant, par leur succès immérité, des albums essentiels, valent la volée de bois vert qu'ils reçoivent. Mais même cela me fatigue désormais.
Je ne réponds qu'en mon nom.

Je suis entierement d'accord avec ca. En revanche, il y a parfois des disques qui t'enervent. Generalement, ca peut etre des disques de gens que tu aimes beaucoup mais qui ont pris une direction que tu trouves affligeante (genre pour moi, les derniers Tanger et REM). Dans ce cas, tu as envie de le dire comme tu irais le dire a de bons amis qui font des conneries. Ou alors, il y a les disques dont tu sais qu'ils vont cartonner grave et que des medias complaisants vont porter aux nues alors que franchement, il y a 50 autres artistes que tu aimerais voir un peu plus aides par le milieu. Un exemple flagrant dans le genre pour moi: Muse. Je n'ai jamais ecrit sur eux, mais si je le faisais je pense que je vomirais mes tripes tellement cette musique me revulse. Cela dit, beaucoup de gens ont fini par s'en rendre compte et ecrire un mauvais papier sur ces ectoplasmes ne serait plus que tirer sur une ambulance ... du coup, je vois asses rarement l'opportunite d'ecrire ce genre de chroniques. Le probleme, c'est quand tu recois des disques qui n'ont chez toi absolument aucune resonnance ... et pourtant, tu aimes bien le label ... avant, je craquais et je chroniquais. Mais je me rends compte qu'en fait, ca n'est pas rendre service que faire ca, tu ecris des platitudes comme: "un disque subtil a la beaute froide ..." et tu mets 3 etoiles. Quand je me rells, je ne suis pas tres fier de celles-la.

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Re: Les chroniques de disques

Message  Invité le Lun 22 Déc - 21:37

ok donc il y a une présélection personnelle de la part des chroniqueurs vis à vis de ce qu'ils reçoivent.

je comprends bien. Et je comprends d'autant plus qu'il est plus aisé de parler de ce que l'on aime. Les mots et les idées sont plus faciles à trouver.


ben je regrette peut être alors qu'il n'y ait qu'un son de cloche (ceci dit je me doute bien que ce ne serait guère commode de faire écouter chaque disque par au moins deux personnes)

pour prendre un exemple : le dernier Buddy Guy. La chronique sur Crossroads est dithyrambique (et là je n'accuse pas l'auteur de la chronique, dont je ne me souviens plus le nom il m'en excusera, et pour lequel je partage l'avis sur d'autres chroniques de blues) mais franchement cet album est révélateur de la facilité dans laquelle tombe Buddy Guy de plus en plus. Concerts pitreries, disques best of friends etc ... Non pas que cela remette en cause le talent du bonhomme loin de là mais j'aurais été moins gêné si j'avais lu un autre avis moins positif.

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Re: Les chroniques de disques

Message  Hugues le Lun 22 Déc - 21:55

Une fois je me suis amusé à chroniquer tout ce que j'avais reçu, pour le mettre sur une page dans Crossroads, c'étaient des chroniques rapides, désinvoltes. Plus tard quand je les ai relues, je les ai trouvées sans intérêt. Cela n'apporte rien. Aussi n'ai-je aucune nostalgie pour la concision de Compact.

Vraiment, tout l'intérêt d'une chronique passe par l'honnêteté et la faculté d'analyse du chroniqueur. Et lorsqu'on parle d'ego, je pense que tout passe aussi par la qualité de l'ego. L'ego en soi, ça ne veut rien dire.

Je vois de la basse démagogie à prétendre parler de l'artiste uniquement, en laissant son ego de côté. Cela sert bien trop souvent de prétexte à la médiocrité. L'égocentrisme est un travers qui existe, bien sûr, et il me dégoûte - excessif, il me fait même bien rigoler, comme toute forme de bêtise grossière. Mais lorsqu'on se targue d'écrire, on ne peut pas se contenter d'être boy-scout, c'est quasiment une question de savoir-vivre.

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Re: Les chroniques de disques

Message  godevin le Mar 23 Déc - 10:33

dkelvin a écrit:Je ne chronique que les disques que j'aime. Aucun intérêt de passer en revue les dizaines d'albums des genres que j'affectionne pour dire que oui bof pas mal mais enfin y a mieux. Si un album me semble mériter être porté à l'attention du lecteur, alors j'essaie de lui rendre justice par une chronique attrayante. Sinon, silence. Dénigrer ne sert qu'à flatter l'égo du chroniqueur qui peut s'adonner à l'éreintement. Seuls me paraissent nécessiter parfois un tel effort les disques qui, en occultant, par leur succès immérité, des albums essentiels, valent la volée de bois vert qu'ils reçoivent. Mais même cela me fatigue désormais.
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Je suis d'accord sur le fond, mais alors le lecteur doit faire une gymnastique intellectuelle: "si on ne parle pas de cet album, c'est qu'il est nul ?"... or rien de plus faux, c'est peut-être tout simplement que personne ne l'a écouté...
Ou alors faudrait indiquer (comme c'était le cas dans les critiques de ciné): "pas écouté" ou "écouté, pas chroniqué"... ça éviterait de tirer à vue, mais ça permettrait d'avoir un indice.

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Re: Les chroniques de disques

Message  dkelvin le Mar 23 Déc - 12:21

godevin a écrit: Je suis d'accord sur le fond, mais alors le lecteur doit faire une gymnastique intellectuelle: "si on ne parle pas de cet album, c'est qu'il est nul ?"... or rien de plus faux, c'est peut-être tout simplement que personne ne l'a écouté...
Ou alors faudrait indiquer (comme c'était le cas dans les critiques de ciné): "pas écouté" ou "écouté, pas chroniqué"... ça éviterait de tirer à vue, mais ça permettrait d'avoir un indice.

Oui, c'était possible à une époque, mais désormais, il parait tellement d'albums dans chaque style traité dans ce magazine à la croisée des genres, que cet exercice serait mission impossible. Et puis, je ne sais même plus si tel album est mauvais ou nul. J'ai perdu toutes mes certitudes au fur et à mesure que l'âge avance. Je sais que dans la multitude de musiques que j'explore (souvent des coups de sonde, je ne perds guère de temps à écouter des albums en entier si je comprends dès le début que ça ne me cause pas) certaines m'alpaguent et m'accrochent.
yo Mais je réponds alors qu'il est évident que ce ne sont pas sur les genres que j'aborde que les lecteurs de cette revue souhaitent savoir ce que vaut la production exhaustive du mois. Donc j'ai rien dit (mais c'est écrit alors j'édite tant pis lam )

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Re: Les chroniques de disques

Message  dkelvin le Mar 23 Déc - 12:24

Hugues a écrit: Je vois de la basse démagogie à prétendre parler de l'artiste uniquement, en laissant son ego de côté. Cela sert bien trop souvent de prétexte à la médiocrité. L'égocentrisme est un travers qui existe, bien sûr, et il me dégoûte - excessif, il me fait même bien rigoler, comme toute forme de bêtise grossière. Mais lorsqu'on se targue d'écrire, on ne peut pas se contenter d'être boy-scout, c'est quasiment une question de savoir-vivre.

Oui, mais je parlais de flatter son ego. On peut en avoir un sans passer son temps à le flatter comme un chien de compagnie. C'est une dérive qui guette si l'on est pas vigilant (je ne l'ai pas toujours été assez)

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