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Message  Hugues le Sam 2 Aoû - 11:42


Hugues
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Re: 1968

Message  Hugues le Sam 2 Aoû - 12:52

En fait, le "double blanc" des Beatles aurait fait un chouette EP... Mr. Green

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Re: 1968

Message  johnny99 le Sam 2 Aoû - 13:23

Hugues a écrit:En fait, le "double blanc" des Beatles aurait fait un chouette EP... Mr. Green

1: Dear Prudence/Glass Onion/While My Guitar Gently Weeps/Happiness Is a Warm Gun
2: Martha My Dear/Julia/Sexy Sadie/Long, Long, Long

Yer blues et Helter skelter on les met sur la face 3 du EP!

johnny99
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Re: 1968

Message  Quiet Man le Sam 2 Aoû - 13:50

Hugues a écrit:En fait, le "double blanc" des Beatles aurait fait un chouette EP... Mr. Green

1: Dear Prudence/Glass Onion/While My Guitar Gently Weeps/Happiness Is a Warm Gun
2: Martha My Dear/Julia/Sexy Sadie/Long, Long, Long

Il y a des choses que seuls ceux qui ont vécu l'époque peuvent comprendre. old

Mais, et ma question n'est pas méchante: aimes-tu vraiment la musique, Hugues?

Ton approche est celle des profs de Français ou de musique qui, à force d'oublier la musique de la littérature et la poèsie de la musique, finissent par en éloigner leurs élèves....

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Re: 1968

Message  Hugues le Sam 2 Aoû - 15:17

Quiet Man a écrit:Ton approche est celle des profs de Français ou de musique qui, à force d'oublier la musique de la littérature et la poèsie de la musique, finissent par en éloigner leurs élèves....

Si mon approche peut finir par éloigner les cons, ça sera déjà pas mal. bom

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Re: 1968

Message  Hugues le Sam 2 Aoû - 15:28



LP paru en juin. La première chose qui me frappe, c'est combien le Jerry Lee country rappelle Merle Haggard, au niveau du chant. Sinon, c'est excellent, j'adore. Je le préfère déjà à Merle Haggard (auquel je n'ai jamais vraiment accroché, par ailleurs).

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Re: 1968

Message  Hugues le Sam 2 Aoû - 15:59

Un des plus belles chansons de Marie... car elle possède la sorcellerie évocatoire.


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Re: 1968

Message  Hugues le Sam 2 Aoû - 17:02



Deux chansons de cet album ne laissent pas indifférent, tout en laissant éventuellement perplexe: "Not to Touch the Earth" et "Five to One".

Qu'y sent-on? La rage de ne pas laisser indifférent, justement et peut-être? Ou le désir de franchir quelque chose, d'aller au-delà. La stratégie du déracinement. De l'excès. Jim Morrison chante comme Bacchus.

Hors de question de prendre les Doors trop au sérieux. Mais l'égarement vaut quand même quelque chose. "Not to Touch the Earth" nous met au pied du mur, et partage avec le Velvet Underground ou John Lennon en 69-70 un caractère radical, exclusif, recourant aux ruptures, aux cris impromptus, au malaise, à la frontière des dissonances.

"Five to One" semble écraser chaque scansion de marche, suggérant un désir d'auto-destruction. Morrison exhibe son malaise, laissant croire éventuellement à ses collègues musiciens que ce qu'ils font est intéressant. Mais ils sont conscients de ne pas savoir où ils vont. Leur notion d'expérience réside dans le doute de sa valeur. L'aventure serait foncièrement hasardeuse.

Ne reste qu'un nuage de cauchemar, un ciel laid, où l'étrange le dispute à la nausée. Il faudra peut-être attendre "Riders on the Storm" pour ébaucher une issue, dans la fraîche beauté de l'orage, gris amer, anéantissement dans des gouttes de pluie.

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Re: 1968

Message  Hugues le Sam 2 Aoû - 17:17

En mars, le MC5 sort un single avec "Borderline" en face B.


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Re: 1968

Message  Hugues le Sam 2 Aoû - 17:30

En mai, extraordinaire single de Gene Pitney: "She's a Heartbreaker"


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Re: 1968

Message  Quiet Man le Sam 2 Aoû - 18:26

Hugues a écrit:
Quiet Man a écrit:Ton approche est celle des profs de Français ou de musique qui, à force d'oublier la musique de la littérature et la poèsie de la musique, finissent par en éloigner leurs élèves....

Si mon approche peut finir par éloigner les cons, ça sera déjà pas mal. bom

Non, elle n'éloignera que ceux qui aiment la musique, "For the sake of the song", qu'ils soient cons ou non! D'ailleurs, on est toujours le con de quelqu'un...

Et puis tu peux remarquer que peu de gens fréquentent ce forum-monologue. Les autres sont-ils tous des cons?

Pour parler sérieusement, ton approche analytique et encyclopédique, souvent proche d'un froid révisionnisme, nie ce qui est l'essence même du rock et de la pop, comme du rhythm & blues ou du funk, de la country ou du bluegrass: ce côté éphémère (qui dure depuis plus de 50 ans), cette notion de plaisir (ou de souffrance), ce nombrilisme parfois bouffi de musiciens qui n'en étaient pas, ces excès et ces insuffisances... Bref, je parle d'un temps qu les moins de 50 ans ne peuvent pas comprendre...

Et pourquoi ne pas réduire Sgt. Pepper's à un 45 tours (avec une seule face)?

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Re: 1968

Message  Hugues le Sam 2 Aoû - 18:27

Cette année (2008) fut réédité en CD l'unique album de Stone Country, paru au printemps 68. Je me dois d'acheter ce disque. Stone Country était un groupe auquel collaborait Steve Young. J'en connais déjà deux titres, de sa signature: "Magnolias" et "Woman Don't Weep". Il en signe deux autres sur cet album qui, selon AMG, "est une intrigante mixture de sunshine pop, country progressive, blue eyed soul et folk-rock, le tout emballé par les meilleurs producteurs de L.A. (Rick Jarrard et George Tipton, lesquels arrangeaient les premiers albums d'Harry Nilsson à la même époque)".


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Re: 1968

Message  Quiet Man le Sam 2 Aoû - 18:36

Hugues a écrit:Cette année (2008) fut réédité en CD l'unique album de Stone Country, paru au printemps 68. Je me dois d'acheter ce disque. Stone Country était un groupe auquel collaborait Steve Young. J'en connais déjà deux titres, de sa signature: "Magnolias" et "Woman Don't Weep". Il en signe deux autres sur cet album qui, selon AMG, "est une intrigante mixture de sunshine pop, country progressive, blue eyed soul et folk-rock, le tout emballé par les meilleurs producteurs de L.A. (Rick Jarrard et George Tipton, lesquels arrangeaient les premiers albums d'Harry Nilsson à la même époque)".


Comme je suis un inconditionnel de Steve Young depuis les années 70, je me devais d'acheter ce disque, je l'ai donc fait. Mais c'est quand même le plus dispensable des albums de Steve que l'on appréciera davantage en oubliant précisément que c'est un disque avec Steve Young.
2 titres bonus à noter sur le CD: "This Wheel's On Fire" et "Million Dollar Bash" signés de qui vous savez.
Et en matière de rééditions de Steve Young, les Australiens (qui ont déjà fait un superbe boulot avec "Seven Bridges Road") viennent d'éditer en CD "Long time Rider", le plus atypique des albums solo de Steve Young.

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Re: 1968

Message  Hugues le Sam 2 Aoû - 19:38

Avril: premier 45t de Tyrannosaurus Rex, "Debora"


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Re: 1968

Message  Hugues le Dim 3 Aoû - 9:03



En juillet, Dionne Warwick sort un premier album Gospel. Et dès les premières mesures de "Battle Hymn of the Republic", on est sur le cul avec des frissons sur les bras. Mais comment diable cette chanteuse pop peut elle exceller à ce point dans la soul pure?

Simple: Dionne Warwick a d'abord chanté à l'église, comme tant de consoeurs. Elle en vient, du Gospel. D'ailleurs, peu d'oreilles fines en auraient douté, à l'écoute des joyaux de Bacharach, où elle chante divinement bien.

Le Gospel offre ces moments où le chanteur solo doit savoir communier avec le silence, faire élever l'âme, la foi ou son désir. Et Dionne sait fissurer la voûte d'envolées vocales suraiguës. Pas sur tout le disque, remarquez bien. Il y a aussi pas mal de ces chansons simplement vives et rythmées, où le chant de Dionne n'est que frêle, imparfait. Elle n'a pas l'aisance d'Aretha lorsqu'il s'agit d'embraser le beat. Mais lorsqu'il y a ces pauses, ces moments de recueillement qui ressemblent parfois à des appels de détresse prostrés, elle s'en sort bien. Ce chant qui serpente dans les hauteurs sera exploré plus encore par Minnie Riperton.

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Re: 1968

Message  Hugues le Dim 3 Aoû - 9:28

Le 30 août sortent deux 45t: Hey Jude/Revolution et Street Fighting Man/No Expectations.

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Re: 1968

Message  Hugues le Dim 3 Aoû - 12:06



Le huitième album de Judy Collins, paru en novembre, est un de ses meilleurs, avec In My Life (1966). Il contient notamment un bel original, "My Father", ainsi que "Someday Soon" de Ian Tyson (un succès à l'époque) et le morceau-titre, que Sandy Denny ne fera paraître qu'un an plus tard au sein de Fairport Convention, mais avait déjà enregistrée avec les Strawbs en 67, version que Judy Collins eut l'occasion d'écouter grâce aux bandes que Joe Boyd avait données à David Anderle (producteur de Judy). Je préfère la version de Sandy Denny, mais celle de Judy est bien aussi, et reconnaissons lui le mérite d'avoir fait connaître cette chanson. Comme Emmylou Harris, Linda Ronstadt, Jackie DeShannon et Laura Cantrell, Judy Collins avait du flair pour repérer les bonnes chansons. Elle chanta "Suzanne" avant Leonard Cohen, pour mémoire.

A noter la participation de Stephen Stills aux guitares. Une orageuse liaison des deux artistes donnera lieu à des chansons de part et d'autre: "Suite: Judy Blue Eyes" pour Stills, "Nightingale" et "Houses" pour Collins.

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Re: 1968

Message  Hugues le Dim 3 Aoû - 14:29



Album aussi original qu'indescriptible. La preuve.

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Re: 1968

Message  Hugues le Jeu 7 Aoû - 1:52



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If Death Don't Overtake Me

Pas mécontent de m'être procuré cette rareté, l'unique album d'une certaine Elyse Weinberg, canadienne qui infiltra la scène folk psyché de L.A. à la fin des années 60. Ce CD fut carrément dupliqué à partir d'un vinyle, on entend l'aiguille se poser au début de chaque face. Le son est excellent, on a l'impression d'écouter un vinyle en CD - le top, quoi Mr. Green

J'accroche immédiatement à cette voix cassée, originale... Il paraît qu'elle enregistra deux autres albums qui ne sont jamais sortis.

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Message  Quiet Man le Jeu 7 Aoû - 1:59

Hugues a écrit:

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Pas mécontent de m'être procuré cette rareté, l'unique album d'une certaine Elyse Weinberg, canadienne qui infiltra la scène folk psyché de L.A. à la fin des années 60. Ce CD fut carrément dupliqué à partir d'un vinyle, on entend l'aiguille se poser au début de chaque face. Le son est excellent, on a l'impression d'écouter un vinyle en CD - le top, quoi Mr. Green

J'accroche immédiatement à cette voix cassée, originale... Il paraît qu'elle enregistra deux autres albums qui ne sont jamais sortis.

Disque sympathique en effet... que l'on trouve en téléchargement sur eMusic.
Et quel est le point commun avec "If I Could Only Remember My Name", me demanderas-tu?
Facile, te répondrai-je: Neil Young et sa guitare...

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Re: 1968

Message  Hugues le Jeu 7 Aoû - 11:21

Neil Young a en effet joué sur une chanson de l'album.

Pour en savoir plus sur Elyse Weinberg, ce très bon article: http://www.inmusicwetrust.com/articles/46h06.html

Article incluant d'ailleurs des éléments d'interview: voilà une technique intéressante. On ne se contente pas de recopier une interview mot pour mot, on en inclut le témoignage avec cohérence dans la structure de l'article.

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