Chanson française

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Re: Chanson française

Message  Lee Harvey Oswald le Jeu 3 Juil - 1:14

iconoclast a écrit:Tu as mal compris le sens de ses paroles ! Quand Férré dit qu'il parle pour dans 10 siècles (ce fameux an 10000 qu'il évoque dans plusieurs chansons dont "le chien"), il ne prend pas le pari de sa postérité future mais juste celui que dans 10000 ans, la société sera devenue amour et anarchie et que la corruption de nos démocraties sera morte et enterrée. On peut juste lui reprocher de se prendre pour un visionnaire, mais, n'est-ce pas le rôle du poète d'être "voyant" pour reprendre Rimbaud ?

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Re: Chanson française

Message  Quiet Man le Jeu 3 Juil - 2:18

Comme c'est moi qui ait lancé le débat sur Ferré, je ré-interviens à son sujet. Oui, pour moi, Ferré est un peu comme la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf. J'ai failli le voir aussi en 1973 à Nancy avec Charlebois, mais je n'ai pas eu envie, il y avait quelque chose en lui qui me gênait.
J'ai toujours aimé Brel et Brassens avec leurs qualités et leurs défauts. Pour Ferré, j'ai évolué, fluctué, et j'ai fini par vraiment l'aimer au moment du disque "Les vieux copains".
J'ai longtemps douté de sa sincérité, influencé sans doute par des discours "bien" pensants. J'ai fait amende honorable.
Cela dit, je maintiens mon opinion sur sa prétention musicale. Il était un directeur d'orchestre frustré et, malheureusement, son oeuvre en a souffert. Il a longtemps laissé "Avec le temps" dans un tiroir, pas assez bien à son goût, ou au goût des autres.
Il s'est totalement planté - mélodiquement - sur la plupart de ses adaptations des poètes alors que Brassens signait quelques une des plus belle mélodies en interprétant Richepin, Hugo et même Lamartine!
Le génie de Ferré était dans sa fulgurance poétique (que ne possédait pas Brassens, admirable artisan du verbe) et dans la force de ses colères quand il les mettait en musique, avec un simple piano ou une guitare électrique (c'était du rap à sa manière, et tellement bien écrit): "Il n'y a plus rien", "Le chien", "Ni Dieu ni maître", c'est ce que je réécoute avec le plus de plaisir, ainsi que son dernier vrai album de chansons, le plus émouvant, "Les vieux copains", et puis ses disques des années 50, les chansons signées Caussmon (qui mériterait d'être redécouvert, lui aussi).
Pour finir, un petit mot sur son amitié avec Barbelivien. Qu'il puisse apprécier l'habile faiseur de chansons à succès, je peux le comprendre (d'ailleurs, si j'avais été capable de faire ce que fait Barbelivien comme fabriquant de tubes, je ne me serais pas gêné!), mais que le vieil anar s'entiche d'un tel réactionnaire, futur sarkozyste...
Là, on reste chez le Castelthéodoricien de service, mais on change de fable: c'est plutôt le corbeau et le renard...

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Re: Chanson française

Message  Hugues le Jeu 3 Juil - 2:43

Quiet Man a écrit:d'ailleurs, si j'avais été capable de faire ce que fait Barbelivien comme fabriquant de tubes, je ne me serais pas gêné!

Moi si, pour le bien de l'humanité. D'ailleurs, je fais énormément de sacrifices, tu n'as pas idée. Mr. Green

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Re: Chanson française

Message  walpurgis le Jeu 3 Juil - 6:48

iconoclast a écrit:Tu as mal compris le sens de ses paroles ! Quand Férré dit qu'il parle pour dans 10 siècles (ce fameux an 10000 qu'il évoque dans plusieurs chansons dont "le chien"), il ne prend pas le pari de sa postérité future mais juste celui que dans 10000 ans, la société sera devenue amour et anarchie et que la corruption de nos démocraties sera morte et enterrée. On peut juste lui reprocher de se prendre pour un visionnaire, mais, n'est-ce pas le rôle du poète d'être "voyant" pour reprendre Rimbaud ?

en disant que j'ai mal compris (ce qui est fort possible...) et en prétendant que tu as compris ce qu'on ne peut qu'interpréter tu donnes de la poésie une vision rationaliste

Dans « Le chien », Ferré se penche sur ses anciens compagnons de misère, qui n’avaient même pas de quoi s’acheter des cigarettes. « A ceux pour qui deux sous de trèfle ça valait une Craven A ». Toujours anar et anticlérical, il cite Bakounine : « Et si vraiment Dieu existait, comme le disait Bakounine, ce camarade vitamine, il faudrait s’en débarrasser ». Une fois de plus, Léo donne du poète l’image d’un SDF : « Un poète, ça sent des pieds, on ne lave pas la poésie ». Ferré, mégalo, s’identifie à Hugo qui avait mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire. « Et c’est le bonnet noir que nous mettrons sur le vocabulaire ». Des aspects misogynes se font jour, à l’encontre des femmes écrivains : « mettre des perruques aux vieilles pouffiasses littéromanes ».
Ici l’orgueil de Ferré est tel qu’il ose invoquer sa postérité la plus lointaine. Mais son cri est si extravagant qu’il en devient sublime. « Je parle pour dans dix siècles et je prends date ». Stendhal, plus « modeste » se contentait des « happy few », prétendait qu’il serait lu cinquante ans après sa mort. Mais Ferré, le lira-t-on, l’écoutera-t-on en 3008 ?... De telles affirmations, péremptoires, font sourire en 2008, semblent vraiment comiques… Même si le succès d’Homère a perduré vingt-six siècles, la postérité est une notion bien trop ingrate pour que l’on puisse affirmer de telles choses. Néanmoins, cette présomption ne manque pas de panache.
« Je provoque à l’amour et à l’insurrection ». « Des armes et des mots, c’est pareil, ça tue pareil ».
La démocratie lui semble un leurre. Il faut mettre à la poubelle « Vos démocraties où il n’est pas question de monter à l’hôtel avec une fille ». Léo se démarque aussi des politiciens et des poètes nobélisés. « Je n’écris pas comme De Gaulle ou comme Perse ! Je cause et je gueule comme un chien. Je suis un chien ». On passe de la comparaison à l’identification.


Extrait de mon article sur Ferré. Mais je ne tiens pas à ce qu'il soit publié : ça me ferait des ennemis supplémentaires, ce n'est pas la peine. Et c'est tout ce que ça me rapporterait.
J'ai passé deux ans complets à bosser sur la chanson française : 53 monographies quasi exhaustives, sans compter les critiques de CD, les thématiques et quelques interviews. J'ai proposé le manus à Gilles Verlant, qui m'a répondu : "J'ai déjà fait quelque chose sur la question, ça ne s'est pas vendu".
D'ailleurs à Xroads, la chanson française n'existe pas ou à peine, c'est presque un tabou, ou alors elle est nettement marginalisée, elle est juste tolérée... ça se limite à Paul Personne (qui porte parfois bien son nom), Bill Deraime ("Babylone, tu déconnes", quel lyrisme !!!!! I don't want that ) et deux ou trois pékins (j'ai cherché un "smile" pour "aigri" mais je ne l'ai pas trouvé).

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Re: Chanson française

Message  Quiet Man le Jeu 3 Juil - 8:15

Hugues a écrit:
Quiet Man a écrit:d'ailleurs, si j'avais été capable de faire ce que fait Barbelivien comme fabriquant de tubes, je ne me serais pas gêné!

Moi si, pour le bien de l'humanité. D'ailleurs, je fais énormément de sacrifices, tu n'as pas idée. Mr. Green

Je te comprends Hugues, o combien! J'étais comme toi à ton âge! Mais au bout du compte, quand on est ainsi, on est toujours le con de l'histoire...

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Re: Chanson française

Message  Hugues le Jeu 3 Juil - 9:07

Quiet Man a écrit:
Hugues a écrit:
Quiet Man a écrit:d'ailleurs, si j'avais été capable de faire ce que fait Barbelivien comme fabriquant de tubes, je ne me serais pas gêné!

Moi si, pour le bien de l'humanité. D'ailleurs, je fais énormément de sacrifices, tu n'as pas idée. Mr. Green

Je te comprends Hugues, o combien! J'étais comme toi à ton âge! Mais au bout du compte, quand on est ainsi, on est toujours le con de l'histoire...

Je suis fier d'être le con de l'histoire! Vive la patrie des honorables anonymes, la fosse commune et le royaume des ombres!

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Re: Chanson française

Message  Hugues le Jeu 3 Juil - 10:28

L'image du SDF, c'est une métaphore. C'est bien vu, son histoire de poésie qui doit sentir des pieds. Cela ne veut pas dire que le poète doive être un clodo.

Ferré ne se lit pas, il s'écoute. Ferré dit plein de choses qui forcent un peu l'auditeur à se sentir bohémien lui-même, à partir du moment où l'on a déjà rêvé sous cette lune et ces étoiles.
Les chansons de Ferré sont houleuses, pleines d'algues, ce sont des vagues amères. C'est de l'âme odorante, du mal-être qui se heurte et se supporte, un abreuvoir de mélancolie. Les mots sont utilisés comme des parfums. Ferré fouille ses souvenirs, s'accroche à ses peines, ça lui sillonne le coeur. Ferré était exaltant dans le parti pris de gueuler, de chialer.

La prouesse d'une telle chanson passe par tout ce qui n'est pas lisse:



Ce piano de temps des cerises, de pavé madrilène; ce cri bouleversant, tristesse ranimée par la colère; voilà qui arrache de l'ornière.

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Re: Chanson française

Message  johnny99 le Jeu 3 Juil - 13:13

Messieurs, je vous lis depuis que ce post est lancé et je profite de vos connaissances et avis, pour découvrir Ferré, moi qui lui ai toujours été totalement hermétique, sans même essayer de savoir pourquoi, juste un feeling, une impression qui ne m'a jamais donné envie de l'écouter.

Je prends les chansons une par une, les écoute sur le net, je lis les textes, j'essaie de me faire une idée, mais que son oeuvre est complexe!

Je n'ai toujours pas compris, par exemple à quoi cette chanson, le chien, faisait réellement référence, ça commence comme un mélange des copains d'abord et de la bohème (celle d'Aznavour, pas Puccini!), et puis ça se finit comme un réquisitoire pour un langage libre, sans règles, avec des mots nouveaux, du "franglais" sans doute (venus de l'autre côté de la rive, le nouveau monde) :

..."Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde
Des mots venus de l'autre côté de la rive
Des mots tranquilles comme mon chien qui dort
Des mots chargés des lèvres constellées
Dans le dictionnaire des constellations de mots
Et c'est le bonnet noir que nous mettrons sur le vocabulaire
Nous ferons un séminaire particulier
Avec des grammairiens particuliers aussi
Et chargés de mettre des perruques
Aux vieilles pouffiasses littéromanes"...

..."Et nous ferons des prières inversées
Et nous lancerons à la tête des gens des mots
Sans culotte
Sans bande à cul"...

..."Nous, nous sommes pour un langage auquel nous n'entravez que couic
Nous sommes des chiens et les chiens, quand ils sentent la compagnie,
Ils se dérangent et on leur fout la paix
Nous voulons la paix des chiens
Nous sommes des chiens de bonne volonté
Et nous ne sommes pas contre le fait qu'on laisse venir à nous certaines chiennes
Puisqu'elles sont faites pour ça et pour nous
Nous aboyons avec des armes dans la gueule
Des armes blanches et noires comme des mots noirs et blancs"

Est-ce une références à des mots tels des aboiements, qui expriment des sentiments animaux, sans structure, grammaire ou vocabulaire classique ("les mots anciens"), comme pouvaient les utiliser De Gaulle (un militaire, donc adepte des règles) ou Perse?


"Je parle pour dans 10 siècles" me semble plutôt dire que dans 10 siècles, on utilisera toujours ces mots, que ce soient des mots "anciens", ou ceux qu'il "ose" intégrer dans ses textes et qui lui semblent détonner par rapport à la littérature classique (mélange de mots français et anglais dans un texte "i am un immense provocateur", utiliser des mots comme des cris d'animaux,...)


Qui, par contre, pourrait m'expliquer le lien avec ce Pierrot et ces amis de galères??


Dernière édition par johnny99 le Jeu 3 Juil - 13:36, édité 1 fois

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Re: Chanson française

Message  Lee Harvey Oswald le Jeu 3 Juil - 13:30

Quiet Man a écrit:
Il s'est totalement planté - mélodiquement - sur la plupart de ses adaptations des poètes alors que Brassens signait quelques une des plus belle mélodies en interprétant Richepin, Hugo et même Lamartine!

Ton post est déja in my own bien plus recevable et vraisemblable que les iconoclastes interventions du buveur de breuvage méphistophélien...Mr. Green
Sérieux son lyrisme stylisé, son symbolisme pertinent se sont fait reconnaitre par André Breton, Louis Aragon, Pablo Neruda...M'est totalement insondable que tu préfères un Francis Cabrel et ses paroles d'un mauvais rimeur de classe de terminal à la tendresse douloureuse, à la mélancolie exarcerbée, au sentimentalisme exténuant et exténué qui conférent à l'écriture félée des chansons de Léo Ferré une tension extreme, une chaleur pure qui l'éloignent de paroles mécaniques élevées sur le pavois branlant du succès radiophonique...
Encore qu'il puisse etre totalement compréhensible d'etre déconcerté par le fait qu'une chanson puisse etre une urgence vitale, un mode d'exister, un halètement de l'esprit, le chiffre d'une mutation permanente...que l'on ai un mouvement de recul face aux tumultes des émotions...mais please ne raconte quand meme pas à tes élèves que "Petite Marie" ou "Je l'aime à mourir" soient supérieurs à "La Mémoire et la Mer"...eux memes n'y croiraient pas. Shit

Quieeeeeeeeet Maaaaan !!!!!!!!!!!! C'est quoi ce jugement sur la mise en musique des poètes...C'est pas possible, tu n'as jamais écouté le Verlaine/Rimbaud de 65, le Double Baudelaire rouge sang de 67...jamais sa science de l'orchestration n'a jamais été si haute que sur ces disques...entre fracas straviskien, impressionnisme fauréen, rhytmes d'habanaras, pudique et folle mélancolie des harmonies qui recoivent le drame ténu de la conscience du poète, la progression harmonique inouie de "La Servante au grand Coeur" qui rejoint la haute composition des sphères mélodiques, le voile crépusculaire des "Corbeaux", les nombreux rubans musicaux de songe et de profonde nostalgie déroulés sur ces grands poèmes...je suis catastrophé de lire ce genre de jugement à l'emporte-pièce...

Et considerez mon post comme très patient et modéré par rapport aux tomberaux d'insultes orduriers que vous vous seriez pris par les (excellents) posteurs du forum Léo Ferré s'ils vous lisaient...Mr. Green

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Re: Chanson française

Message  Lee Harvey Oswald le Jeu 3 Juil - 13:54

walpurgis a écrit:ça se limite à Paul Personne (qui porte parfois bien son nom)

Imagine t'on un pigiste de Rock'n'Folk écrire que Mick Jagger n'est qu'une vielle carne défraichie...Mr. Green

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Re: Chanson française

Message  walpurgis le Jeu 3 Juil - 13:59

[quote="Lee Harvey Oswald"]
Quiet Man a écrit:
Il s'est totalement planté - mélodiquement - sur la plupart de ses adaptations des poètes alors que Brassens signait quelques une des plus belle mélodies en interprétant Richepin, Hugo et même Lamartine!

"Ton post est déja in my own bien plus recevable et vraisemblable que les iconoclastes interventions du buveur de breuvage méphistophélien...Mr. Green
Sérieux son lyrisme stylisé, son symbolisme pertinent se sont fait reconnaitre par André Breton, Louis Aragon, Pablo Neruda..." (dixit l'assassin de JFK, fan de Léo Ferré)




Oui, c'est vrai, j'ai lu ça quelque part qu'André Breton aimait bien Léo Ferré. Mais ce même Breton parlait aussi de "l'odieux lyrisme vieillard"... Mr. Green tongue Mr. Green

Quant à Neruda, j'ai visité sa baraque à Valparaiso, ses goûts étaient spéciaux (genre vieux chevaux de bois...)

C'est pour moi ce que tu dis sur Francis Cabrel ou pour l'ami Quiet Man ?
Pour ma part, j'aime bien certaines chansons de Francis Cabrel, sa voix aussi (je donnerais tout Léo Ferré pour "La fille qui m'accompagne"), mais je n'aime guère ses textes, qui sont un peu primaires, c'est sûr (mais en même temps ça fait partie de son charme).
Je crois que le problème c'est que pas mal d'auditeurs prennent les chanteurs pour des poètes, or ce n'est pas du tout la même chose. Léo, lui, se voulait poète, mais c'était son problème, non ? Les chanteurs qui visent la haute poésie sont vite insupportables. Heureusement, il y en a peu ! C'est pour ça que je n'aime pas non plus le genre Lavilliers...

Léo avait un tel égo qu'il devait avoir du mal à passer les portes.

Quant à sa mise en musique de La chanson du mal aimé, comme disait John Lennon : "Help !" rendeer king jocolor geek


"Par les ifs montants et les herbes folles
Les hauts bois et les hauts ferrés"

tiens, reprenons notre quizz... De qui est cette citation (fort drôle, à mon avis) ?

Quant à ma vanne sur Paul Personne, c'était juste pour faire rire la galerie, mais si maintenant il faut se justifier pour le moindre pet ça devient pénible.

Ingrid a été libérée. Mais qui va libérer le peuple français de l'emprise des Sarks, un peuple pris en otage depuis 14 mois maintenant ?

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Re: Chanson française

Message  walpurgis le Jeu 3 Juil - 14:08

Lee Harvey Oswald a écrit:
walpurgis a écrit:ça se limite à Paul Personne (qui porte parfois bien son nom)

Imagine t'on un pigiste de Rock'n'Folk écrire que Mick Jagger n'est qu'une vielle carne défraichie...Mr. Green



comme disait J.J. : "Certains critiques ressemblent assez à ces gens qui toutes les fois qu’ils veulent rire montrent de vilaines dents"... Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green
C'est valable pour les régicides aussi !

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Re: Chanson française

Message  Lee Harvey Oswald le Jeu 3 Juil - 14:56

walpurgis a écrit:Léo, lui, se voulait poète

Ben une énième preuve de sa lucidité si besoin était...vu qu'il l'était poète..."La memoire et la mer" avec son empilement de significations comme un mille feuilles, il se rapproche de Rimbaud (principe de la Poésie, plus il y a de couches, plus le poète est grand...chez Brassens ça va jamais au-delà de deux)...
D'ailleurs toi-meme a écrit que Brassens était un des plus grands poètes du siècle dernier, affirmation pour le moins donc discutable.

L'égo hypertrophié de Férré...tsss encore une affirmation gratuite...attends le type préferait accuillir dans sa maison de Toscane de jeunes chanteurs débutants (comme Thiefaine qui ne manque jamais de rappeler dans la moindre de ses interviews que la fréquentation de Férré a été pour lui un évenement de l'ordre de l'irrécupérable) plutot que des thésards universitaires qui lui léchaient le cul impressionnés par la profondeur de ses textes...Ou est la statue du Commandeur là-dedans !?
Eh quand bien meme je lirai telle citation apocryphe (forcément apocryphe) genre "ah oui moi je suis le plus grand chanteur de ce siècle" cela me choquerait pas plus que cela, vu la hauteur de son Oeuvre/Monde.

Moi ton mot sur Paul Personne m'a fait rire...c'est tellement vrai...Mr. Green


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Re: Chanson française

Message  Lee Harvey Oswald le Jeu 3 Juil - 14:58

walpurgis a écrit:Ingrid a été libérée. Mais qui va libérer le peuple français de l'emprise des Sarks, un peuple pris en otage depuis 14 mois maintenant ?

Justement notre époque manque de provocateurs lyriques...genre Léo Férré. Mr. Green

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Re: Chanson française

Message  johnny99 le Jeu 3 Juil - 15:18

Toutes ces discussions me font penser à un texte de Brassens, qui n'était peut être pas un poete dans les règles de l'Art, mais qui avait sacrément raison! :


Quand on n'est pas d'accord avec le fort en thème
Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,
On murmure in petto: "C'est un vrai Nicodème,
Un balourd, un bélître, un bel âne bâté."
Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,
Je dis en l'occurrence, excusez le jargon,
Si la forme a changé le fond reste identique:
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."

REFRAIN:
Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.

Jouant les ingénus, le père de Candide,
Le génial Voltaire, en substance écrivit
Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide -
Que l'on ne se conformât point à son avis.
"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,
Mais jusque à la mort, je me battrais pour qu'on
Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme!"
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."


Si ça n'entraîne pas une guerre civile
Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs -
Un peu par sympathie, par courtoisie servile,
Un peu de vanité d'avoir l'air tolérant,
Un peu par crainte aussi que cette grosse bête
Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds
Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."



La morale de ma petite ritournelle,
Il semble superflu de vous l'expliciter.
Elle coule de source, elle est incluse en elle,
Faut choisir entre deux éventualités.
En fait d'alternative, on fait pas plus facile.
Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,
Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."

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Re: Chanson française

Message  Hugues le Jeu 3 Juil - 15:41

walpurgis a écrit:Je crois que le problème c'est que pas mal d'auditeurs prennent les chanteurs pour des poètes, or ce n'est pas du tout la même chose. Léo, lui, se voulait poète, mais c'était son problème, non ?

Le lien sur la réunion des trois chansonniers posté au début de ce sujet permet de réentendre l'opinion de Ferré, Brassens et Brel sur la question: ils ne se considéraient pas comme des poètes.

Pour ma part, je distingue deux poésies.

L'une, est celle qui consiste à écrire des poèmes en vers ou en prose. Je suis d'ailleurs prêt à parier qu'au XIXème siècle, il y eut débat sur le fait que la poésie puisse être en prose, et je ne serais pas étonné d'apprendre que des puristes de l'époque aient pu estimer qu'il s'agissait là d'une dégradation de l'art poétique.

L'autre, c'est l'âme poétique. Cette âme poétique peut se trouver dans n'importe quelle forme d'expression. Il y a de la poésie chez Chopin, Chaplin, Brel, Billie Holiday, Doisneau, et j'en passe.

La chanson est un art à part entière qui utilise les vertus du verbe, mais de façon relative aux autres processus d'expression du genre (la musique et le chant).

Comme je trouve énormément de poésie chez Barbara, je ne peux réduire ma notion de poésie à l'art d'écrire seul.

La poésie écrite est pourtant ce que j'aime le plus au monde, mais peu d'écrivains m'ont profondément touché.

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Re: Chanson française

Message  Hugues le Jeu 3 Juil - 15:55

Johnny99, je suis bien incapable de te faire une analyse de texte du "Chien", un des textes les plus dévergondés de Ferré, et le premier sur lequel il parle au lieu de chanter (je crois). A partir de 70, il se débride verbalement, et il faut simplement "recevoir" les mots tels qu'ils sont. Ils ne sont là que pour donner des sentiments.

De ma vie, je n'ai jamais étudié un texte de Ferré à la loupe, ni de Brassens, Brel ou Dylan.

J'ai dû m'amuser à copier des textes de chanson par passion quand j'étais enfant, mais ça n'allait pas plus loin.

La chanson n'est pas de la littérature. Même s'il est clair qu'un Brassens sait écrire et peut donner le goût des mots.

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Re: Chanson française

Message  Quiet Man le Jeu 3 Juil - 16:04

Lee Harvey Oswald a écrit:
Sérieux son lyrisme stylisé, son symbolisme pertinent se sont fait reconnaitre par André Breton, Louis Aragon, Pablo Neruda...M'est totalement insondable que tu préfères un Francis Cabrel et ses paroles d'un mauvais rimeur de classe de terminal à la tendresse douloureuse, à la mélancolie exarcerbée, au sentimentalisme exténuant et exténué qui conférent à l'écriture félée des chansons de Léo Ferré une tension extreme, une chaleur pure qui l'éloignent de paroles mécaniques élevées sur le pavois branlant du succès radiophonique...
Encore qu'il puisse etre totalement compréhensible d'etre déconcerté par le fait qu'une chanson puisse etre une urgence vitale, un mode d'exister, un halètement de l'esprit, le chiffre d'une mutation permanente...que l'on ai un mouvement de recul face aux tumultes des émotions...mais please ne raconte quand meme pas à tes élèves que "Petite Marie" ou "Je l'aime à mourir" soient supérieurs à "La Mémoire et la Mer"...eux memes n'y croiraient pas. Shit

Quieeeeeeeeet Maaaaan !!!!!!!!!!!! C'est quoi ce jugement sur la mise en musique des poètes...C'est pas possible, tu n'as jamais écouté le Verlaine/Rimbaud de 65, le Double Baudelaire rouge sang de 67...jamais sa science de l'orchestration n'a jamais été si haute que sur ces disques...entre fracas straviskien, impressionnisme fauréen, rhytmes d'habanaras, pudique et folle mélancolie des harmonies qui recoivent le drame ténu de la conscience du poète, la progression harmonique inouie de "La Servante au grand Coeur" qui rejoint la haute composition des sphères mélodiques, le voile crépusculaire des "Corbeaux", les nombreux rubans musicaux de songe et de profonde nostalgie déroulés sur ces grands poèmes...je suis catastrophé de lire ce genre de jugement à l'emporte-pièce...

Et considerez mon post comme très patient et modéré par rapport aux tomberaux d'insultes orduriers que vous vous seriez pris par les (excellents) posteurs du forum Léo Ferré s'ils vous lisaient...Mr. Green

Mais mon cher Lee, ai-je écrit que je préférais Cabrel? Chez lui, comme chez feu Jean-Michel Caradec, j'apprécie de retrouver des références communes, notamment du côté de la musique américaine. Mais je ne l'ai jamais considéré comme un grand parolier. Il met simplement des mots sur sa musique.
Ai-je critiqué le talent de parolier, de poète, de Léo? J'ai même parlé des ses fulgurances poétiques. J'ai cité quelques tites qui sont, comme tu le dis "une urgence vitale, un mode d'exister, un halètement de l'esprit, le chiffre d'une mutation permanente", donc si quelqu'un peut être déconcerté, ce n'est pas moi.
Quant à mes élèves, la dernière fois que j'en ai eu c'était en 1977 pour un cours de radio-opérateur dans un régiment d'artillerie de marine que je fréquentais comme 2ème classe et où on me considérait comme un sale gauchiste parce que j'avais dit non, avec véhémence, aux "EOR" que l'on me suggérait de rejoindre... alors, leur parler de Ferré...
Il y a certes quelques textes de lui que je n'aime vraiment pas commme, par exemple, "Ton style", une des préférées d'Hugues et, pour moi, la vulgarité dans toute sa splendeur... Là aussi, c'était tout le contraire de Brassens (note pour Hugues: Tonton Georges était tout sauf un misogyne)
J'ai (presque) tout Ferré chez moi, j'ai donc Rimbaud, Verlaine, Apollinaire (qui est mon poète moderne préféré), Aragon, "Une saison en enfer", 2 versions de "La chanson du mal aimé" et quelques poèmes deci-delà mais, en-dehors d'Aragon et de Rutebeuf, j'ai du mal à accrocher.
Et je maintiens ce que je dis, c'est mon avis, même si je suis seul à le partager, Ferré aurait dû éviter de mélanger les genres. Mais lui aussi considérait sans doute la chanson comme un art mineur et son besoin éperdu d'être admiré ne pouvait pas se satisfaire de n'être reconnu que comme un chanteur.

Et je voudrais évoquer un de mes grands souvenirs de télévision, peut-être la dernière fois que j'ai vu Léo, qui chantait "Les vieux copains". Il était sur le plateau de Drucker (qui aimait finalement les rencontres explosives) en même temps que le fils du Comte de Paris, "héritier du royaume de France". La tirade de Léo, qui est resté très poli cependant, devrait être montrée dans toutes les écoles... Evidemment, le dégénéré en face n'a pas su quoi répondre...

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Re: Chanson française

Message  Lee Harvey Oswald le Jeu 3 Juil - 16:11

Quiet Man, il y a maldone...Cabrel et le clin d'oeil à l'activité professionnelle, c'était pour celui qui joue aux osselets avec le Diable certaines nuits de pleine lune.

Tu as tous les disques de Férré...à la bonne heure...réécoute "La servante au grand coeur" sur le Baudelaire et ose réitérer ton jugement calomnieux...Mr. Green

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Re: Chanson française

Message  johnny99 le Jeu 3 Juil - 16:20

Hugues a écrit:Johnny99, je suis bien incapable de te faire une analyse de texte du "Chien", un des textes les plus dévergondés de Ferré, et le premier sur lequel il parle au lieu de chanter (je crois). A partir de 70, il se débride verbalement, et il faut simplement "recevoir" les mots tels qu'ils sont. Ils ne sont là que pour donner des sentiments.

De ma vie, je n'ai jamais étudié un texte de Ferré à la loupe, ni de Brassens, Brel ou Dylan.

J'ai dû m'amuser à copier des textes de chanson par passion quand j'étais enfant, mais ça n'allait pas plus loin.

La chanson n'est pas de la littérature. Même s'il est clair qu'un Brassens sait écrire et peut donner le goût des mots.

Je me suis rendu compte que je préférais lire du Ferré plutôt que d'en écouter, les orchestrations lyriques grandiloquentes que j'ai pu entendre ne m'ont pas conquises.

En revanche, je pense qu'en comprenant les textes, je peux assimiler le style musical auquel je ne suis pas habitué.

Je pense au contraire qu'il faut étudier les textes lorsque ceux-ci sont riches, et qu'il n'y a pas d'effort particulier pour les faire "sonner" musicalement (comme pouvait le faire Gainsbourg), sans s'attarder sur la signification profonde du propos général.

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Re: Chanson française

Message  Quiet Man le Jeu 3 Juil - 16:30

Lee Harvey Oswald a écrit:
Tu as tous les disques de Férré...à la bonne heure...réécoute "La servante au grand coeur" sur le Baudelaire et ose réitérer ton jugement calomnieux...Mr. Green

Je réitérerai si bon me semble.. "Ni Dieu, ni maître..."

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Re: Chanson française

Message  Hugues le Jeu 3 Juil - 16:31

Quiet Man a écrit:Et je maintiens ce que je dis, c'est mon avis, même si je suis seul à le partager, Ferré aurait dû éviter de mélanger les genres. Mais lui aussi considérait sans doute la chanson comme un art mineur et son besoin éperdu d'être admiré ne pouvait pas se satisfaire de n'être reconnu que comme un chanteur.

Je me permets d'apporter une nuance - tout aussi subjective - sur ce que tu dis de "son besoin éperdu d'être admiré". Je ne crois pas qu'il s'agisse de ça. Je crois que Ferré avait une passion profonde pour certains artistes, et que se frotter à leur univers était pour lui une sorte de péché mignon.

Elle est certainement liée à une notion de grandeur, une ambition, une idée de l'art, qu'il a su apporter dans ses chansons de façon tout-à-fait intéressante. Lorsqu'on ré-écoute "Avec le temps" (vidéo plus haut), on sent cette dimension. Le lyrisme, les arpèges descendants du piano sur le dernier tercet, ce "on n'aime plus" de plomb, ferme, définitif, synchrone avec le dernier accord dissonant plaqué au clavier, tout cela communique une émotion hors-norme. Ferré a su condenser dans cette chanson tout le poids d'un sentiment, et la douleur de l'existence (du moins son expérience de celle-ci).

Je me rappelle m'être mis à écouter Ferré vers 14 ans, un âge où je commençais à m'intéresser à l'art dans tous ses états. Je me suis mis à écouter du classique, à lire de la poésie, à étudier l'histoire de la peinture, et à écouter Ferré. J'ai senti dans son univers le goût de l'art, et une notion de grandeur. "Avec le temps" m'apporta une émotion amère et profonde, qui m'était inédite jusqu'alors. Cela s'associa, chez moi, avec une maturité intellectuelle naissante.

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Re: Chanson française

Message  Hugues le Jeu 3 Juil - 16:43

johnny99 a écrit:Je me suis rendu compte que je préférais lire du Ferré plutôt que d'en écouter, les orchestrations lyriques grandiloquentes que j'ai pu entendre ne m'ont pas conquises.

Ferré n'a exprimé son inspiration symphonique qu'à partir de 73 (pour ses chansons personnelles, du moins).

Je te conseille d'écouter le Récital à l'Alhambra, 1961, du début à la fin. Tu auras une idée, déjà, de ce que fut Ferré avant 68. Son oeuvre est très riche. Et sur scène, il y avait une ambiance particulière.

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Re: Chanson française

Message  Quiet Man le Jeu 3 Juil - 16:56

Pour ceux qui veulent mieux connaître Léo - quelqu'un qu'on aimait ou détestait, parfois les 2 tour à tour, mais qui ne laissait jamais indifférent - je conseille le livre, première vraie biographie, "Léo Ferré" de Dominique Lacout paru en 1991 aux éditions Sévigny. Dominique était un ami de Léo depuis 1967 et cet ouvrage est préfacé par Léo. "Ce livre est une clé...", comme dit Léo.

On peut le trover d'occasion ici http://www.amazon.fr/gp/offer-listing/2907763296/ref=dp_olp_2

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Re: Chanson française

Message  Hugues le Jeu 3 Juil - 17:36

J'ai aussi chez moi Benoît Misère, un livre de... Léo Ferré.

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