Pour VIVRE VIEUX, mieux vaut être jazzman et inconnu que ...

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Pour VIVRE VIEUX, mieux vaut être jazzman et inconnu que ...

Message  Laurent78 le Mer 5 Sep - 3:27

ROCKEUR ET CELEBRE !!



Bel article du monde :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-951084,0.html?xtor=RSS-3246


Live fast, die young ("Vivre à fond, mourir jeune" ). Ce mot d'ordre associé au mode de vie des rockstars fait l'objet d'une très sérieuse enquête publiée, lundi 3 septembre, dans la revue mensuelle britannique The Journal of Epidemiology and Community Health. Intitulée "D'Elvis à Eminem : évaluer le prix de la célébrité à travers la mortalité précoce des vedettes rock et pop d'Europe et d'Amérique du Nord" - énoncé curieux puisque le rappeur blanc est toujours vivant -, elle propose la première étude quantitative sur un sujet qui a nourri la mythologie morbide du rock (de Brian Jones à Kurt Cobain, en passant par Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Elvis Presley ou Ian Curtis, le chanteur de Joy Division).



Pilotée par deux professeurs du Centre de santé publique de l'université John Moores de Liverpool - la ville des Beatles -, elle établit ce dont on se doutait un peu : cette catégorie de population, très minoritaire, est exposé à un danger deux à trois fois plus élevé de mourir à un jeune âge que le commun des mortels.

La population étudiée comporte 1 050 chanteurs et musiciens qui se sont distingués entre 1956 (Elvis Presley) et 1999 (Eminem) pour avoir eu une oeuvre répertoriée dans un palmarès, fait par sondage et publié en 2000, des "1 000 albums les plus importants de tous les temps". Les genres musicaux concernés sont "le rock, le punk, le rap, le r'n'b, l'electronica et la new age". A l'exclusion donc du blues, du jazz et de la country, des univers où l'autodestruction est pourtant loin d'être exclue. Pour chaque individu a été calculée sa longévité après son premier succès, chiffre qui a été rapporté ensuite aux statistiques de la population globale.

Parmi ce millier d'artistes, 100 ne sont déjà plus de ce monde, l'âge moyen de décès étant de 42 ans pour les Nord-Américains et de 35 ans pour les Européens (essentiellement des sujets britanniques). C'est entre la deuxième et la vingt-cinquième année qui suivent la célébrité que les risques sont les plus élevés, avec une forte exposition dans les cinq premières années - quoique cette tendance ait décrue depuis 1980.


QUELQUES RECOMMANDATIONS

Les causes de ces disparitions ne constituent pas non plus une surprise : on retrouve l'abus de drogues et l'alcoolisme chronique dans au moins un cas sur quatre. Ces comportements addictifs étant favorisés par les situations de stress, la dépression (due par exemple à une traversée du désert après la gloire) et un environnement où il est aisé de se procurer boissons fortes et stupéfiants.

Mais après vingt-cinq ans d'activité, les auteurs notent que les stars survivantes retrouvent une espérance de vie comparable au reste de la population, plus faible cependant pour les Américains que pour les Britanniques. Pas seulement parce que les premiers souffrent davantage de problèmes cardio-vasculaires. Ils sont aussi davantage sollicités par ces tournées de reformation nostalgiques qui attirent l'attention des médias, génèrent à nouveau de la pression et peuvent ainsi les faire renouer avec les démons de leur jeunesse. affraid affraid

L'étude se termine par quelques recommandations : elle en appelle à la responsabilité des industriels de la musique, pas seulement pour l'intérêt de la santé de leurs protégés mais aussi en raison de l'influence qu'ils peuvent exercer sur leurs jeunes auditeurs.

Un sondage est cité montrant qu'un jeune (de 7 à 16 ans) Britannique sur dix rêve de devenir une popstar, un souhait que ne risque pas d'inverser la multiplication d'émissions musicales de télé-réalité. Non seulement les musiciens ne devraient pas, selon les auteurs, promouvoir des comportements à risque, mais ils pourraient même faire l'inverse. Le rocker américain Bon Jovi est cité comme exemple, mais son influence sur la jeunesse est marginale.

L'étude, qui s'arrête en 1999, n'a pas pu intégrer l'arrivée d'une nouvelle génération de chanteurs fortement alcoolisée, sinon toxicomane (Britney Spears, Pete Doherty et la dernière venue, Amy Winehouse), dont la presse people - qui n'est jamais évoquée dans cette étude - traque chaque dérive, cure de désintoxication ou rechute.

L'étude, enfin, affirme ne disposer d'aucun élément pour répondre à cette question essentielle : elle "ne peut déterminer si la célébrité contribue à réduire la longévité ou si ceux qui y accèdent sont déjà prédisposés à mourir plus jeunes".

Laurent78
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